Moon Safari: Himlabacken vol. 1

En ces jours où la brume et le froid reviennent et où les nuits s’allongent, il est bon de pouvoir compter sur le rock progressif solaire d’un groupe comme Moon Safari, qui nous revient avec Himlabacken vol. 1, leur nouvel album. Encore qu’on pourrait dire qu’à l’instar de la météo de ce début d’automne, cet album réserve d’excellents moments, mais également quelques douches froides.

Ceux qui me lisent depuis un moment savent que j’éprouve une tendresse toute particulière pour ce groupe suédois, qui nous livre régulièrement un rétro-progressif de très haute qualité, marqué non par un groupe en particulier, mais par une ambiance: celle de la fin des années 1960 et du flower power – enfin, c’est comme cela que je l’interprète.

Un tiers hippie, un tiers Beach Boys et un tiers Yes, avec un million de bonnes idées à la minute, Himlabacken vol. 1 ne propose que huit pistes, pour à peine plus de quarante-cinq minutes. Ce serait frustrant s’il n’y avait pas eu Lover’s End part III il y a un an, mais ça reste quand même très court.

L’album commence avec le très typique « Kids », qui fait un peu « le rock progressif chante Noël » avec ses harmonies vocales, puis « Too Young To Say Goodbye », qui est également dans la pure veine sélénosafarique. Les choses se gâtent un peu avec « Mega Moon », qui est loin d’être inintéressant, mais dont l’intro donne pas mal dans le nawak généralisé.

Je ne suis pas fan de « Barfly », avec son rythme lent, ni de « Red White Blues », qui commence carrément crooner 1950 (je m’attends presque à l’entendre dans la BO du premier Bioshock), sans parler de « My Little Man », où l’auteur parle de son fils et qui a le seul intérêt d’être très court. Cest trois morceaux forment vraiment le ventre mou de l’album. Piocher dans les années 1960, OK; dans les années 1950, pas OK!

Heureusement, l’album se conclut par deux nouvelles perles dans le plus pur style Moon Safari, avec le bien nommé « Diamonds », festival de claviers et d’harmonies vocales, et l’hymne auto-référent « Sugar Band », qui n’hésite pas à se moquer de son propre côté sirupeux. Moon Safari, c’est un peu le chocolat au lait du rock progressif: ça fait grossir (la musicothèque, en tous cas), c’est un peu honteux, mais c’est tellement bon!

Le bilan final, c’est qu’un quart de l’album n’est pas à mon goût, ce qui reste quand même trois-quarts de très, très bon rock progressif. Au reste, il est assez simple d’aller constater par vous-mêmes: Himlabacken vol. 1 est disponible à l’écoute et au téléchargement sur Bandcamp ou sur la chaîne YouTube du groupe.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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