Moonsorrow: Jumalten Aika

Moonsorrow: Jumalten Aika
Coup de bol: Jumalten Aika, le titre du dernier album de Moonsorrow, est à peu près lisible. Parce que le concept “pagan-metal finlandais chanté en finnois avec des titres en finnois”, c’est un peu le défi pour les claviers normalement constitués, le festival du tréma en folie. Pour ceux que ça intéresse, ça signifie “L’Âge des Dieux”; pour ceux que ça n’intéresse pas, aussi.

Si j’ai bien tout compris, le pagan-metal est un croisement bizarre entre le folk, le black et le doom. En fait, pour moi qui écoutais du Bathory au début des années 1990, ça me fait quand même beaucoup penser à ce groupe, mais en version encore plus dark (et un peu bordélique, aussi).

Je pourrais aussi ajouter une touche progressive, même si j’ai un peu tendance à entendre du prog partout, surtout si j’aime bien. Il faut dire que le groupe ne fait pas dans les compositions simples et directes: Jumalten Aika fait soixante-sept minutes pour cinq pistes, dont quatre dépassent les dix minutes.

Bon, en fait de prog, le metal de Moonsorrow – comme celui de Bathory, d’ailleurs – tend à faire dans l’épique, avec des longs instrumentaux travaillés et des chœurs. C’est aussi blindé de claviers et passablement mélodique, même si ça a une approche très “ponceuse lourde” à priori avec son mur de son à la guitare ultra-saturée.

En temps normal, ce genre musical n’est pas trop ma tasse de thé, mais ce Jumalten Aika passe super bien, en fait. C’est un petit peu la surprise du chef et l’une des raisons pour laquelle j’aime bien aller à La Citadelle, vu que c’est là que j’ai découvert l’album, qui passait à l’écoute.

Je suppose que ce style n’est pas vraiment pour tout le monde. Surtout, ce n’est pas d’une approche facile, avec ce côté un chouïa bruitiste, mais qui cache de la mélodie à foisons.

Pour ceux qui supportent la frange extrême du metal, mais qui veulent quand même du mélodique et de l’épique, je recommande de jeter une oreille sur Moonsorrow et Jumalten Aika. C’est un peu sauvage, mais ça vaut le détour!

Bonus, la vidéo de “Suden Tunti”, façon “mon GN avec des filtres Photoshop”:

https://www.youtube.com/watch?v=btI0AiJAC70

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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