Moonspell: Extinct

Moonspell: Extinct

Aujourd’hui, avec Extinct, le nouvel album de Moonspell, nous allons parler de réincarnation, car pour moi, avec cette galette, le groupe portugais de death métal mélodique ne fait rien de moins que de conjurer les mânes des Sisters of Mercy.

Si le mythique groupe des années nonante avait continué sa carrière en poursuivante sa réorientation métal commencée avec Vision Thing, nul doute pour moi qu’on obtiendrait aujourd’hui quelque chose qui serait très proche de ce Extinct: un métal mélodique de très haute volée, où l’ADN death le dispute aux ambiances gothiques.

Sur la version digipack, Extinct ne compte pas moins de quatorze pistes (dont quatre bonus), pour un total de près d’une heure et dix minutes, avec des morceaux qui tournent autour des quatre ou cinq minutes.

Homogénéité de format et également homogénéité de ton, avec peut-être une seule piste qui détonne: « La Baphomette », plaisante fantaisie en français, façon valse lente (qui est d’ailleurs la dernière, hors bonus).

Ce qui marque, dans cet album, c’est son côté très mélodique, très accessible. On est loin des clichés du métal, avec les grosses guitares agressives et la voix criardes: Fernando Ribeiro domine des mélodies très travaillées de sa voix de baryton, sans oublier cependant de lâcher les chevaux de temps en temps (« Extinct »).

Des puristes jugeront peut-être cet album comme comportant trop de concessions à un métal un peu « pop », comme le refrain de « Extinct » ou « Funeral Bloom ». En admettant que les puristes ne disent pas n’importe quoi, je ne vois pas en quoi c’est un problème. Certes, Extinct compte son lot de mélodies spectaculairement entraînantes, mais je ne vois pas en quoi c’est un mal.

Disons les choses autrement: je ne vois pas en quoi Extinct ne serait pas un album sincère, certes assez différent des précédents efforts de Moonspell (pour ce que j’en connais). Mais bon, j’avoue avoir été un fan des Sisters of Mercy pendant mes vertes années, du coup, cette parentèle ne me dérange pas, bien au contraire.

Je peux donc allègrement recommander cet album, qui m’a bien plus convaincu que Alpha Noir – pourtant pas mal non plus. En fait, il est beaucoup plus proche de Omega White, deuxième partie du dyptique. Si vous aimez le métal gothique, façon Sisters of Mercy ou Paradise Lost, avec une grosse louche de métal en plus, allez-y sans autre!

Bonus: la très kitsch vidéo officielle de l’excellent – et très représentatif – morceau-titre « Extinct »:

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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