Neal Morse: The Similitude of a Dream

Neal Morse: The Similitude of a Dream
Neal Morse, c’est un peu un goût acquis. Et son nouvel album, une double galette intitulée The Similitude of a Dream, ne va sans doute pas changer cet aspect: soit on est sensible à son rock progressif mâtiné de classic-rock très américain, soit on passe son chemin.

Compositeur, multi-instrumentiste, impliqué dans un million de projets divers, son nom est synonyme de “super-groupe” (notamment Transatlantic ou Flying Colors) et d’albums autobiographiques à la religiosité parfois pesante. Dans le cas présent, il s’agit bien d’un concept album, basé sur The Pilgrim’s Progress, un texte allégorique du XVIIe siècle. On pourrait dire que c’est probablement un peu biographique pour Neal Morse.

The Similitude of a Dream compte donc deux disques, chacun d’un peu plus de cinquante minutes, pour un total autour d’une heure trois-quart et la bagatelle de vingt-trois pistes. Les morceaux sont plutôt courts; seul le dernier s’approche des dix minutes.

Musicalement, on retrouve la “patte” habituelle de Neal Morse, avec un rock progressif somme toute très américain, qui rappelle beaucoup Kansas et une ambiance “larger than life” qui prend toute sa dimension en concert.

On peut également rajouter pas mal de touches plus typées, surtout dans les claviers, qui invoquent tour à tour le Genesis de la période Peter Gabriel (“We Have Got to Go” ou “Confrontation”, qui est du pur The Lamb Lies Down on Broadway) et les mânes de Keith Emerson (“The Ways of a Fool”). Y’a même du bluegrass (“Freedom Song”), c’est dire!

Comme mentionné initialement, Neal Morse, c’est un goût acquis. Moi, j’aime en général bien, mais là, je pense qu’il en fait trop. Un peu comme la nourriture américaine, le plat a tendance à être trop copieux et trop riche.

Plus précisément, il y a une bonne part de l’album qui est du très bon rock progressif de haut vol, mais aussi des morceaux qui sont “too much” et d’autres qui sonnent un peu comme du pur remplissage. Un peu à l’image du titre complet de l’album: The Pilgrim’s Progress from This World to That Which Is to Come; Delivered under the Similitude of a Dream.

J’avoue cependant que je ne suis pas vraiment rentré dans sa narration. Je parle ici de l’aspect purement musical de l’ensemble. Je sais, c’est un concept album, donc cette approche est fondamentalement faussée. Seulement, j’ai eu du mal à appréhender la partie “concept”, justement.

Qu’on ne s’y trompe pas: The Similitude of a Dream est très loin d’être un mauvais album. Au reste, je soupçonne que Neal Morse est un autre de ces musiciens qui est viscéralement incapable de faire de la merde – encore que je n’ai pas osé écouter ses albums de musique liturgique, non plus.

Mais bon, c’est bientôt les fêtes, alors les plats façon “gras au sucre”, c’est de saison. On reparlera peut-être plus tard de post-rock minimaliste, en attendant on peut se plonger dans ce double album sans trop de souci: c’est du Neal Morse, donc c’est globalement du bon.

Bonus: la vidéo de “City of Destruction”

https://www.youtube.com/watch?v=g8GdH59yuD8

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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