Next to None: A Light in the Dark

Next to None: A Light in the Dark

Troisième groupe à l’affiche de la soirée prog de la fin du mois, Next to None et son album A Light in the Dark m’a laissé quelque peu perplexe avant que je n’apprenne deux choses à son sujet: d’abord, c’est le premier album d’un groupe de teenagers et, ensuite, parmi les teenagers en question, il y a Max, le fils d’un certain Mike Portnoy.

Quatuor américain, Next to None propose un metal progressif qui s’inspire pas mal du rock alternatif et qui me fait quelque peu penser à Audrey Horne – et, bien sûr, pas mal aussi à Dream Theater; bon sang ne saurait, etc. Une musique qui est plus tournée vers le présent et l’avenir que vers le passé, avec une bonne dose d’énergie.

A Light in the Dark propose neuf pistes plutôt longues, puisque l’album atteint presque une heure – ou les dépasse, si on a la version avec deux pistes bonus. Trois des morceaux flirtent avec la barre des dix minutes et on peut même dire que le diptyque « Legacy »/ »Blood on my Hands » les dépasse.

Dans l’absolu, Next to None signe ici un premier album tout ce qu’il y a de plus impressionnant. Les compositions sont solides, l’exécution est bonne, voire très bonne et il y a dans cet opus des moments vraiment excellents. J’ai mentionné « Legacy », qui sert d’intro à « Blood on my Hands » (et qui répond à « The Edge on Sanity »), mais il y a aussi « You Are Not Me » ou « Control ».

Je lui trouve néanmoins quelques défauts: d’abord, une tendance au « moi aussi », que l’on pourrait aussi exprimer par « influences mal digérées ». Il y a encore des gros grumeaux identifiables comme très (= trop) inspirés de leurs glorieux prédécesseurs (« The Edge of Sanity »).

J’aurais aussi pas mal de choses à redire, niveau technique, sur la production, que j’ai trouvée très plate. Le son aurait mérité un peu plus de profondeur et plus de variété dans les claviers pour mettre en valeur la puissance des compositions. J’ai aussi un problème avec la voix du chanteur, qui fait un peu trop « jeune », mais c’est moins critique.

L’un dans l’autre, A Light in the Dark est un album très honnête de metal progressif, surtout si on prend en compte que c’est le premier d’un groupe de p’tits jeunes qui débutent – même s’ils bénéficient du soutien d’un parent qui est un peu une légende du genre. On signalera, d’ailleurs la présence de pas mal d’invités prestigieux, comme papa Portnoy, Nyke van Wyk et même Neal Morse (au Mellotron sure « A Lonely Walk »).

Bonus, la vidéo de « You Are Not Me »:

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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