Novembre: URSA

Novembre: URSA

C’est une chronique de Angry Metal Guy qui a attiré mon attention sur un groupe italien opérant dans un registre assez peu courant. En effet, Novembre et son album URSA mélange doom, post-metal et rock progressif pour un résultat plutôt bluffant.

Musicalement, Novembre est quelque part entre Anathema et Katatonia, avec une guitare plus rock que metal et des ambiances à base post-metal; on entend aussi pas mal de décrochage et des lignes rythmiques peu banales, qui évoquent le prog. Un chant clair plutôt éthéré et quelques growls ou screams complètent ce tableau déjà fort complexe.

Avec dix pistes et un peu plus d’une heure, URSA – pour « Union des républiques socialistes animales » – compte son lot de morceaux d’un beau gabarit. Plusieurs d’entre eux dépassent les six minutes, jusqu’à plus de neuf pour « Agathae ». La musique, basée sur des ambiances et des textures à grand spectacle, se prête bien à ce format.

On pourrait se dire que, s’il n’y avait pas la touche prog, URSA serait une incitation à plonger dans une piscine d’anxiolytiques (ou de cyanure), mais c’est un peu exagéré. On a là quelque chose qui évoque plus les trouées lumineuses au milieu de cieux d’orage. Les compositions sont généralement plutôt lentes ou mid-tempo, mais avec quelques poussées d’adrénaline bienvenues (« The Rose »).

Novembre est groupe qui a déjà plus de vingt-cinq ans d’existence et avec neuf albums à son actif en comptant celui-ci. On sent le métier derrière ces compositions spécialement travaillées et cette avalanche d’influences qui pourraient ensevelir des musiciens moins expérimentés, alors qu’eux semblent surfer dessus.

Complexe, donc, et splendidement réalisé, avec des ambiances impressionnantes, URSA est un album qui n’est pas particulièrement fait pour être écouté d’une oreille distraite. Il est exigeant et c’est peut-être là son seul défaut. Je recommande particulièrement « Australis » et « Agathae » avec son intro médiévalisante.

Bonus: la video de « Umana »

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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