Nümph: Theories of Light

Les groupes italiens nous ayant plutôt habitué à une fragrance particulière du rock progressif dinosaurien ou du métal symphonique à grand spectacle, il faut doublement saluer Nümph, d’une part pour explorer les rivages du métal progressif et, d’autre part, pour le faire avec brio via ce Theories of Light d’excellente tenue.

Découvert grâce à une chronique sur le site Neoprog, le groupe propose un métal progressif inspiré de Tool, pour les complications musicales, et Porcupine Tree, pour les ambiances mélancoliques (avec quelques ambiances à la Pain of Salvation). Je n’irai pas jusqu’à affirmer que tout cela est follement original – depuis le temps, vous me connaissez: il m’en faut beaucoup pour cela – mais la sauce prend.

Theories of Light aligne huit pistes de longueur variant de quatre à huit minutes, pour une durée totale dépassant à peine les cinquante minutes; le format est classique. La musique, elle, l’est un peu moins: sans aller s’enfoncer dans les poncifs oniro-théâtraux, Nümph pose ses influences par touches plus ou moins subtiles sur un canevas connu.

Il n’y a aucun morceau qui me fasse dire, « ah, ça c’est comme [nom de groupe connu] ». En même temps, je ne peux pas dire qu’il y a des morceaux qui me fassent bondir de joie: c’est de la belle ouvrage, mais ça reste encore passablement convenu (et en plus, il y a une panoplie de chansons lentes et déprimantes, qui ne m’enthousiasment pas vraiment).

Cela dit, il y a tout de même de belles pièces dans cet album, à commencer par le morceau titre, qui lance la machine, ou le très progressif (très toolien, en fait) « Death and Rebirth », ainsi que « Deep Impact » et « Within the Core », qui lui font suite. En gros, s’il y a une sorte de ventre mou dans l’album, la fin compense largement. Même l’évanescent « An Angel » est sympathique.

Disponible pour la modique somme de sept euros sur Bandcamp, Theories of Light est une très chouette découverte qui, sans renouveler le genre, apporte un regard un peu oblique et quelque peu rafraichissant sur le métal progressif. Pour un premier album, ce n’est pas loin d’être un coup de maître!

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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