Oceans 5: Return to Mingulay

S’il y a bien un domaine où je semble être particulièrement susceptible au moubourrage, c’est bien celui du rock progressif. Ainsi, la palanquée de chroniques extrêmement positives de l’album Return to Mingulay du projet Oceans 5 (ou, plus précisément, Andy John Bradford’s Oceans 5; attention, le site pique les yeux), m’a incité à acheter l’album.

Comme l’implique le terme “moubourrage” (d’accord, ce n’est pas un vrai mot, mais on s’en fout), je ne suis pas vraiment d’accord avec la majorité de mes confrères chroniqueurs en progitudes. Non que Return to Mingulay soit en soi un mauvais album, mais les chansons de marin retravaillées à la sauce prog-folk, ce n’est pas du tout ma tasse de thé.

Fondamentalement, Return to Mingulay propose, au mieux, du folk teinté de rock progressif et, au pire, quelque chose qui ressemble à une descente d’acide dans un festival bluegrass/country. Quant on s’attend à du rock progressif, c’est assez douloureux. Techniquement, ça en est, mais du style qu’on pouvait écouter à la fin des années 1960, à une époque où le vocable “rock progressif” existait à peine.

L’album ne manque pas d’attraits, si on aime le genre: les musiciens – qui officient dans une myriade d’autres groupes raisonnablement connus – ont de la bouteille (de rhum, comme il sied à des chansons de marin), certaines mélodies accrochent bien l’oreille et il y a de l’allant. Sauf que pour moi, le “si” est un très gros “si”.

Tout ceci pour dire qu’il y a des moments où l’approche “shut up and take my money!” n’est pas des plus intelligentes; dans ce cas précis, j’aurais dû aller sur la page Bandcamp de Return to Mingulay et écouter l’album avant de l’acheter (elle a disparu depuis). Tant pis; ce n’est pas la première, ni la dernière fois que ça m’arrive et ça me permettra de laisser derrière moi une musicothèque plus éclectique.

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