Octogônes 2013

On reconnaît souvent les bonnes conventions au fait qu’on rentre à la maison sur un petit nuage, malgré la fatigue, et qu’il nous faut la semaine pour s’en remettre – ainsi que, pour un exposant, qu’on rentre avec beaucoup moins de stock qu’on est parti. L’édition 2013 d’Octogônes, la convention lyonnaise, en fait partie.

La fine fleur de 2 dés sans faces – plus moi pour rétablir l’équilibre – avait fait le déplacement en force, avec armes, bagages, bouquins et bières. Et, pour dire qu’on n’avait pas vraiment de nouveautés (l’actualité la plus récente étant la campagne lupanar et la mise en ligne de Tigres Volants en Creative Commons), on a presque tout vendu.

Ce fut l’occasion de faire bon nombre de parties de démonstration – trois de Tigres Volants, pour ma part: deux bande-annonces et une de Station de bouts. Ce dernier scénario m’a une fois de plus surpris en étant remarquablement facile et rapide à jouer, en plus de donner beaucoup de liberté aux personnages et d’être l’occasion de beaucoup rigoler.

J’ai eu droit également, le samedi soir, à une table d’ados pas toujours très faciles à gérer, mais rien de tragique: au final, ça s’est passé plutôt bien (le format « bande-annonce » permet également de passer très vite sur les bêtises) et, très sincèrement, j’ai connu des adultes plus dissipés que certains.

Une des surprises de la convention a été que Tigres Volants a été sélectionné comme système de référence pour le concours « Speed Grosbill », qui consistait à créer un personnage dans un temps donné (vingt minutes), le plus optimisé possible pour sortir d’une situation périlleuse: dans une piscine avec un boulet au pied.

Le choix n’a pas été trivial, mais pas tragique non plus: en éliminant les feuilles qui n’avaient pas d’historique ou de compétences, il restait trois personnages (sur neuf). J’ai été un peu étonné que personne ne pense à la compétence Manipulation ou aux Arcanes de l’Éveil (je soupçonne que peu des joueurs connaissaient vraiment l’univers de Tigres Volants), mais il y eut quand même des idées amusantes (indice: « Scoumoune » n’est pas un bon défaut pour un grosbill).

Évidemment, les conventions sont l’occasion de discuter avec toutes les personnes qu’on ne voit qu’en ces occasions: forumistes blogueurs et éditeurs. Une vraie IRL!

Déjà, au niveau des « institutionnels », la convention comptait un nombre non négligeable de stands, parmi lesquels Di6dent, le 7e Cercle, les Ludopathes, les Lapins Marteaux, mais aussi le Carnoplaste, venu se frotter à la gent rôliste, ainsi que Kerlaft, qui avait transformé son blog en stand pour l’occasion, mais aussi Swiss Made JdR, l’autre association suisse dont je suis membre.

La convention accueillait également pas mal d’auteurs (des vrais, des qui écrivent des livres) et illustrateurs, qui se livraient au délicat exercice de la dédicace. Une grande partie de la salle principale était bien évidemment dédié au jeu de plateau, mais il y avait également des pousseurs de figurines, des joueurs de cartes en tous genres, des GNistes et pas mal d’autres activités (quiz, conférences, etc.).

Honnêtement, Octogônes, c’est une organisation impressionnante: je ne sais pas comment ils arrivent à faire tenir tout ça en vol sans explosion majeure (je crois que la vérité est qu’il n’y a pas eu d’explosion majeure visible), mais ils y arrivent, et avec gentillesse en plus.

Si vous avez l’occasion de venir à Lyon l’année prochaine, n’hésitez pas! L’événement va en se bonifiant et si elle est seulement au niveau de celle de cette année, l’édition 2014 d’Octogônes sera simplement excellente. Pour ceux qui veulent avoir des regrets, ma galerie de photos est en ligne.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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2 réponses

  1. twitter_fxguillois dit :

    C’était mon premier octogônes. Beaucoup d’éditeurs, mais finalement les tables de jeu organisées un peu bizarrement, parfois sur les stands, parfois dans la zone de jeu réservée. Ce qui fait qu’une fois deux ou trois tours faits, on ne peut pas vraiment se dire qu’on va observer une table d’un jeu qui nous intéresse pour voir ce que ca donne. Partie intéressante, rencontres intéressantes, mais pour moi pas non plus de quoi rester trois jours pour un joueur rôliste, amha. Evidemment en tant que MJ, ces creux amènent toujours des moments de calme salvateurs pour réfléchir à son scénario.

    J’ai dépensé moins que je pensais, et la majorité chez les auteurs. Des petites trouvailles comme on en fait que sur les salons, comme ce petit jeu de cartes multi usage dessiné par le Grumph, Imagi(n)a ?

    Personnellement, je préfère Orc’Idée, mais peut être que c’est l’exotisme suisse ? Ca reste une bonne convention avec une très bonne organisation.

  1. 11/10/2013

    […] par hasard, j’ai appris à la convention Octogônes (mon compte-rendu) l’existence d’un Livre dont vous êtes le héros amateur qui se déroule dans […]

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