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« Oniromaque », de Jacques Boireau

« Oniromaque », de Jacques Boireau

Dans une gare en Macédoine, au début d’Oniromaque de Jacques Boireau, un homme attend. Il veut combattre au côté du peuple grec, contre l’impérialisme de la Hanse et ses dirigeables bombardeurs. Il ne sait pas encore qu’il va peut-être changer le monde.

Dans cette étrange uchronie, on est dans une situation comparable à la Guerre d’Espagne. Mais dans cette Europe, une Ligue Hanséatique a pris le contrôle de presque tout le continent, pressant désormais contre les nations méditerranéennes.

Le narrateur, un certain Jordi, cheminot de Clermont-Ferrand, se retrouve avec d’autres volontaires choisis pour leur imagination. Dans un château des montagnes d’Albanie, ils vont tester une machine onirique, l’Oniromaque du titre, pour tenter d’influer le cours de l’Histoire.

Oniromaque est un roman court et étonnant. Jordi va raconter ses rêves-voyages, qui se déroulent dans des contextes connexes à « sa » situation historique. Un passage par une variante de la Guerre d’Espagne, une cité grecque utopique, une forteresse isolée et bien d’autres.

Sans parler de cette narration, découverte dans un cahier, où on retrouve De Gaulle et Malraux et dont le narrateur pourrait bien être le « bon » docteur Destouches, aussi connu sous le nom de Louis-Ferdinand Céline.

La réalité influe sur les rêves et vice-versa, formant une narration qui m’a rappelé l’écriture de Satoshi Kon, quelque part entre Paprika pour le côté onirique et Perfect Blue pour les « boucles » narratives.

Je sors d’Oniromaque avec une impression mitigée. D’un côté, j’ai eu pas mal de mal à crocher au style et aux acrobaties narratives. De l’autre, c’est un roman qui parle d’uchronie de façon originale et qui se termine sur une note optimiste que j’ai beaucoup appréciée.

Comme il a le bon goût d’être court, je le recommande volontiers aux amateurs de fantastique, d’onirisme et d’uchronie – voire d’utopie. Par contre, la dernière édition, parue dans la collection Hélios de l’éditeur Mnémos, n’est pas évidente à trouver.

D’autres avis chez Juste un mot (grâce à qui je l’ai découvert), Le Galion des Étoiles, Quarante-Deux, Les Vagabonds du Rêve, Les Lectures d’Arès, entre autres.

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2 commentaires sur “« Oniromaque », de Jacques Boireau”

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