OpLupanar, épisode 5: La tradition, c’est pour les cons

Et donc, voici la fine équipe des personnages, accompagnés de Veynir et Oliandil, partis pour Trian, “là où tout a commencé” selon l’énigmatique phrase de Leyran. Trian, planète de la Fédération des États de la Frontière longtemps en guerre, désormais divisée en trois entités politiques dont la plus récente – l’Huiraëntur – est leur destination.

Négocier avec le contrôle de trafic n’est pas chose aisée, surtout parce qu’il n’y a pas un, mais quatre contrôles de trafic qui se battent quasiment pour obtenir le droit de diriger la navette. Les personnages optent pour le Cepmes, qui a le défaut d’être peu amusant, mais l’avantage d’être fiable.

Atterrissage sur le “starport” (guère plus qu’un terrain dégagé avec quelques bâtiments) non loin de Huir, la capitale de la petite nation. Autour d’eux, un paysage de jungle d’où surgissent quelques pitons rocheux rougeâtres; sur l’un d’eux, la “ville sainte” de Huir aux mille sources, sur un autre, un peu plus loin, le domaine Telansenil, qui abrite l’école de telandili où Leyran a autrefois fait ses classes.

Commençons par le commencement et trouvons un hôtel: le plus proche et le plus terrien est le “Grand Hôtel Huir Palace”, anciennement Hôtel Gabriel-Fore, ce qui fait tiquer Spiral. Au point qu’il refuse énergiquement de rejoindre le reste de l’équipe, s’engueule avec Veynir et part vers la ville, avec son sac à dos et sa guitare.

Après s’être installés et pendant qu’Oliandil part au domaine pour préparer le terrain, les autres personnages se dirigent également vers la cité et vont faire les touristes. Il y a de quoi: Huir est une ville magnifique, avec des merveilles architecturales, des cascades et des bassins innombrables, des jardins en terrasse et des escaliers. Beaucoup d’escaliers… Horácio s’éclate comme un petit fou; les autres sont moins enthousiastes.

Et aussi une atmosphère très particulière, qui tend à faire perdre la tête à certains: outre les touristes, la ville compte un nombre remarquable de pèlerins et de mystiques, qui ne savent pas très bien pourquoi ils sont là, mais qu’Etty tente de convertir à sa foi: c’est une idée qui fonctionne un peu trop bien et la sœur se rend rapidement compte qu’elle frôle l’hérésie.

Urion: “Hello Kitty a sauvé Fiametta, c’est un miracle!”

Retour à l’hôtel; pendant qu’Etty tente de draguer un (ancien?) mercenaire qui picole au bar de l’hôtel – et se prend un râteau – Urion repère sur le parking un gros minibus truffé de matériel militaire, entouré par une dizaine de gros bras. Spiral, lui, pris par l’atmosphère de la ville, troque sa guitare contre une lyre eyldarin, vire baba-cool et s’installe dans une maison de voyageurs, après une énième engueulade avec Veyrin.

Le lendemain, Oliandil revient et invite les personnages dans une maison de voyageurs non loin de leur hôtel, où ils pourront discuter plus tranquillement; elle a visiblement passé une excellente nuit (le sommeil était sans doute optionnel) et explique qu’elle peut faire entrer une personne avec elle au domaine Telansenil en la faisant passer pour son apprenti. Horácio, qui est déjà un peu dans ce cas, accepte.

Veynir et Urion forment l’équipe de soutien et partent pour aller explorer le piton rocheux; au passage, Urion note que le minibus militarisé a quitté le parking de l’hôtel. Dans le même temps, Spiral, qui chante les louanges du prophète John sur les places de Huir, voit passer un couple inattendu: Tarek Wenchan, l’avocat marron, attifé d’une chemise hawaïenne aux motifs fluos et animés, faisant le touriste au bras d’une Karlan hjandri qui, elle, a l’air extrêmement agacée.

Fiametta et Etty sont prévenues et partent pour Huir; Spiral suit le couple, mais se fait repérer et également suivre par deux mercenaires au service de Wenchan. Au moment où ils lui tombent dessus avec des générateurs de choc, Etty intervient et neutralise les deux agresseurs; Fiametta tente de suivre Wenchan, mais les perd – et se perd.

Le groupe revient avec un prisonnier à la maison de voyageurs, prisonnier qu’Etty entreprend selon les rites de son sacerdoce; autant dire qu’il ne met pas longtemps à lâcher qu’il a été engagé par Wenchan et une Karlan folle dangereuse et que son groupe est planqué dans un domaine abandonné, à quelques  kilomètres de là. Avec un turboptère de combat…

Pendant ce temps, Oliandil et Horácio se présentent à l’entrée du domaine et sont accueillis par les dirigeants du domaine, et notamment Merin Lanjeron, un Atalen androgyne qui prend Horatio sous son aile (en tout bien tout honneur – pour le moment) et lui fait visiter le domaine. Il finit par le lâcher au milieu d’un groupe de jeunes Eyldar qui semblent différents des autres étudiants: plus âgés et plus martiaux. Il est d’ailleurs pris à parti par une Eylwen du nom d’Arinwen, qui le défie en combat singulier; Horácio s’en tire plutôt bien.

Du côté des montagnards – Urion et Veynir – la situation devient compliquée: le sommet du piton semble virer à a convention de mercenaires avec, d’un côté, un groupe d’une vingtaine de combattants qui pourraient très bien être ceux du minibus entrevu dans le parking et, de l’autre, une douzaine équipés avec du matériel plus atalen, posés par un véhicule antigrav discret.

Après avoir exploré diverses possibilités, Veynir a une idée très damedeferrienne: faire en sorte que les deux groupes se tirent dessus parmi. Une petite diversion bien sentie entre les deux groupes et beaucoup de discrétion plus tard et la jungle au sommet du piton rocheux bruisse de tirs et d’explosions. À ce petit jeu, il semble néanmoins que les mercenaires terriens, plus lourdement armés, soient plus doués et le groupe atalen reflue.

Dans le domaine Telansenil, on se dit que le temps semble à l’orage, mais cela ne va pas arrêter les cours pour autant: Horácio a droit à des exercices d’endurance pas piqués des hannetons; heureusement qu’il a un certain entraînement! Puis, alors qu’il finit à peine sa sieste, Arinwen l’informe qu’il est de corvée de service auprès des professeurs et de leurs invités.

Etty, Fiametta et Spiral décident d’aller voir ce qu’il en est de ces mercenaires, avec le secret espoir de mettre enfin la main sur Wenchan et lui faire une grosse tête. Ils louent un véhicule antigrav – un transpalette visiblement bricolé par la Dame de fer, ça se voit à la peinture et à la sono – et se glissent entre les sentinelles.

Etty: “Une douzaine de mercenaires lourdement armés, prêts à te tuer, te tuer, te tuer, et à interroger ton ADN après.”

Le domaine est effectivement abandonné; il semble avoir été nettoyé à la hâte (et au lance-flamme) et abrite une dizaine de mercenaires dans des tentes et les quelques bâtiments en dur qui ont survécu à la jungle; au milieu, un turboptère abominablement bricolé est caché sous des filets de camouflage. Mais il semble accessible via les canalisations asséchées et emplies de déchets végétaux…

Etty et Fiametta se faufilent fort discrètement jusqu’au véhicule, alors que Spiral se propose de faire une diversion; comme d’habitude, il n’en fait qu’à sa tête et, sans attendre le signal, fonce vers l’entrée du domaine à bord de sa trapanelle antigrav, la sono coincée sur douze, et demande à voir Wenchan. Après renseignements, le garde sort un neutralisateur et le zappe.

Les filles se rendent maîtresses du turboptère en forçant sa serrure électronique, en éliminant le mécanicien puis en capturant la pilote, qu’Etty scotche à l’écoutille. Fiametta démarre le turboptère et Etty prend les commandes de l’unique canon de l’engin – amoureusement baptisé Luftmörder – pour arroser la gente mercenaire.

L’un et l’autre sont affreusement caractériels, mais ça fait son petit effet: même si la Karlan parvient à placer quatre roquettes lourdes, le turboptère bronche à peine et Spiral se réveille au milieu d’un chaos généralisé; il a l’habitude… Dans la confusion générale, et malgré avoir encaissé quelques balles, la Karlan parvient à s’enfuir avec Wenchan. Fiametta pose le turboptère dans un marais (un peu en vrac) et avertit la section locale du Rowaan Power Force qu’un cadeau les y attend; la fine équipe (et leur prisonnière) rejoint ensuite le starport, pas loin.

Taeren Watson, RPF: “Putain, mais c’est Luftmörder! On ne l’avait pas deja fourgué il y a trois ans, cette merde?”

Pendant ce temps, sur le piton rocheux, les mercenaires terriens semblent avoir définitivement réglé le problème de leurs confrères atlani et préparent une descente en rappel sur le domaine Telansenil en contrebas. Veynir et Urion attaque leur camp et neutralisent tout le monde (ainsi que trois survivants du groupe atalen, qui tentaient une embuscade).

Dans le domaine, alors que la fête bat son plein, Horácio est approché par Merin, qui lui dit savoir qu’il est venu pour ce que Leyran a laissé ici il y a une vingtaine d’année: son parsivrin, entreposé dans la “chambre de mémoire” du domaine. Il l’y guide et le laisse recueillir les données du cristal, puis Oliandil et Horácio évacuent discrètement les lieux, avant de quitter la planète; on ne sait jamais, il y a un peu trop de mercenaires dans le secteur pour que ce soit très sain…

Au milieu des données partielles, Urion découvre le monogramme d’un clan, qu’Oliandil reconnaît comme le clan Garwandil, propriétaire de l’Ergartis, le vaisseau à bord duquel Leyran a quitté Presidium. Ledit vaisseau est attendu dans trois semaines en orbite de Caramer Laeralis pour un tournoi de poker. Cap donc sur le système de Caramer!

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2 commentaires sur “OpLupanar, épisode 5: La tradition, c’est pour les cons”

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