Orc’idée 2017

Orc'idée 2017

Je peux me tromper, mais il me semble que j’ai participé à toutes les éditions d’Orc’idée depuis sa création en 1992, à la Croix-d’Ouchy. On pourrait dire que c’est devenu une sorte de rituel, une habitude, une routine, mais ce n’est pas mon point de vue.

Orc’idée, c’est la plus grande convention de jeux de Suisse romande, un gros week-end ludique dans les locaux de l’École polytechnique fédérale de Lausanne – EPFL pour les intimes. Un temps cantonée dans les restaurants universitaires du deuxième étage, elle s’étale désormais sur tout le premier étage du même bâtiment central, avec quelques tentacules vers d’autres étages et même d’autres bâtiments.

Le salles de cours sont transformées en salles de jeux, avec beaucoup de jeux de rôle, des jeux d’escarmouche à figurines, des jeux de plateau et, le samedi, les ateliers et conférences sur le jeu de rôle et le grandeur-nature. Pas loin de 140 événements inscrits dont plus de la moitié de parties de jeux de rôle. Les couloirs débordent de stands, avec auteurs invités – Vivien Féasson, Johan Scipion ou Thomas Munier – artistes et éditeurs, plus quelques boutiques.

Comme le thème de cette année était « space opéra », je pouvais difficilement ne pas ressortir Tigres Volants pour une partie. Après une année sans y toucher, il m’a fallu un petit moment pour me remettre les mécanismes dans la tête; pour l’univers, ça va et le scénario Station de bouts, je l’ai joué si souvent que je pourrais presque le faire dans mon sommeil.

De toute façon, ce sont les joueurs qui font le plus gros de l’action et l’équipe dont j’ai hérité ne m’a pas déçue. Au reste, pour un scénario qui se joue en deux ou trois heures max, j’ai dû l’abréger après quatre heures parce que la partie suivante réclamait la table.

Mais c’était un peu exceptionnel: mon attention est, pour le moment, accaparée par Freaks’ Squeele, le jeu d’aventures. Non, il n’est pas encore tout à fait bouclé, mais on est dans la dernière ligne droite. Les parties de démonstration que nous avons jouées ce week-end étaient l’occasion de fignoler les derniers réglages sur les mécaniques de jeu.

Je sais que je dis ça à presque tous mes compte-rendus de conventions depuis près d’un an, mais là, on est à bout touchant. Il faudra encore faire un peu d’ordre dans les explications, mais c’est plus domaine du cosmétique. L’essentiel, c’est que les joueurs ont bien croché, y compris ceux qui connaissent bien l’univers.

Comme j’ai passé ma journée à courir d’AG d’association en table de démo en parties, avec quelques rares pauses pour dire bonjour aux copains, prendre quelques photos et signer des dédicaces, je n’ai pas vraiment eu le temps de voir les conférences de JDR’idée. J’ai juste participé à un petit débat / discussion avec l’équipe de Fumble Zone sur le thème de ce qui peut mal tourner dans la création d’un jeu de rôle. Il faut croire que j’ai une certaine expérience en la matière…

Le dimanche, traditionnellement plus calme, a été l’occasion de faire certes une deuxième de Freaks’ Squeele, mais aussi de discuter avec les voisins, d’acheter quelques babioles et d’achever le stock de bières amenées pour l’occasion. Le temps de ranger et de dire au revoir aux copains et c’est retour à la routine.

Mais, pendant ces deux jours, c’était Orc’idée et c’était bien. Et si on rajoute le résultat des votations fédérales, c’est un très chouette week-end qui se termine.

Ma galerie de photo est sur Flickr, sous licence Creative Commons. Vous connaissez la routine.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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2 réponses

  1. Sillade dit :

    Franchement c’est dommage, tu as raté l’intro de Thomas Meunier qui était très contant d’être « dans le pays de Tigre Volant ». Les présentations sont en podcast sur les voix d’Altaride si tu veux l’entendre par toi-même http://www.cendrones.fr/jdridee-avec-vivien-feasson-eugenie-et-thomas-munier/

    Alors qu’est-ce que ça fait d’être la référence culturelle pour tout une région?

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