Orissa: Resurrection

Orissa: Resurrection

“Salut, moi c’est David et voici ma musique.” On peut difficilement faire plus simple que l’intro sur la page du groupe Orissa, dont le premier LP de metal progressif, Resurrection, est sorti cette année. Et aussi plus contrasté, en regard de la musique qu’il propose.

Orissa, c’est le projet d’un musicien new-yorkais, David Allan Dodini, qui réalise à peu près tout l’album, hormis la batterie et quelques instruments exotiques (dont un doumbek). Musicalement, on est quelque part entre Tool et les album les plus techniques et/ou énervés de Fates Warning.

Et avec neuf pistes et un peu plus d’une heure, on ne peut pas dire que Resurrection fasse semblant. Et si deux morceaux sont plus des interludes de moins d’une minutes, les autres dépassent tous les sept minutes, montant jusqu’au quart d’heure pour la dernière piste.

En fait, musicalement non plus, ça ne fait pas semblant. Le metal progressif d’Orissa allie intensité, technique et lisibilité. C’est complexe, mais sans en faire des tonnes, ça déborde de mélodie et ça démontre une maîtrise remarquable.

Il ne faut d’ailleurs pas attendre longtemps pour s’en convaincre: “Tara”, qui déboule juste après la brève intro “Circle x” et ses chants tibétains, est une remarquable démonstration de la qualité de cette album.

Après, je pourrais chipoter sur deux trois-trucs. Quand je dis que c’est maîtrisé et que ça n’en fait pas des tonnes, ce n’est pas toujours vrai non plus. Disons que, si, au niveau technique, l’artiste ne s’égare pas dans des acrobaties à douze dimensions, il a parfois tendance à ne pas savoir finir ses couplets.

Qui plus est, le chant pourrait parfois être mieux posé. Ça hurle beaucoup, à la façon d’un Ray Adler dans Redemption, ce qui n’est pas en soit un mal, mais on sent que, parfois, la voix frôle d’un peu trop près ses limites et ça pique un peu. Comme dit initialement, c’est du chipotage.

C’est à Clair & Obscur que je dois cette remarquable découverte, que l’on peut trouver sur Bandcamp, à l’écoute et au téléchargement – même si le prix de ce dernier est un peu élevé à $10. Mais pour la qualité de l’ensemble, ce n’est pas du vol.

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