Orphaned Land: Mabool

Ça faisait longtemps que je ne vous avais pas parlé d’un groupe de métal aux origines exotiques. Enfin non, pas si longtemps que ça, mais pour moi ça fait quand même longtemps. Donc, Orphaned Land, groupe de métal progressif israélien, propose avec Mabool: The Story of the Three Sons of Seven (mais on va juste dire Mabool) un concept-album inspiré du Déluge biblique (Mabool en Hébreu).

Quand je dis « inspiré », ce n’est pas juste l’histoire et un vague thème orientalisant: Orphaned Land (qui se définit comme un groupe israélo-arabe) propose avec cet album un mélange entre métal progressif symphonique à grand spectacle et musique traditionnelle juive et arabe. Du coup, cet album est un peu le « grand-père » des groupes de métal oriental comme Amaseffer ou Myrath.

D’après Wikipedia, il a fallu sept ans de travail pour aboutir à Mabool (qui date de 2004); quand on l’écoute, on le croit sans peine: c’est un album d’une incroyable richesse et, même si d’autres sont passés sur ce même chemin depuis, d’une grande originalité. Le mélange entre un métal très travaillé et la musique traditionnelle et les narrations en hébreu biblique donne lieu à un dépaysement total, un voyage dans les légendes.

De mon point de vue, l’ensemble de l’album est une réussite, mais je dois avouer une préférence marquée pour les morceaux qui mélangent métal et musique traditionnelle (« The Kiss of Babylon »), mais moins ceux qui sont pur métal (« Halo Dies ») ou pur traditionnel (« A’salk », « Nora El Nora »). Quand bien même, c’est cette variété qui fait la force de l’album et un morceau comme « Building the Ark », même s’il est très traditionnel, ou le très métal « Mabool », comptent parmi les meilleurs.

À noter que Mabool contient un mini-album live acoustique en bonus, intitulé The Calm Before the Flood. C’est donc pas loin de cent minutes de musique qui sont contenues dans Mabool – et une musique enthousiasmante par son énergie et son originalité. Décidément, le mélange entre métal et musique traditionnelle est souvent payant!

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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1 réponse

  1. odyssee dit :

    j’ai 2 albums de orphaned land, celui ci et the never ending war of orwarrior
    c’est effectivement une musique enthousiasmante qui marrie des sonorités d’origine très différentes avec beaucoup de bonheur

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