Orpheus Blade: Wolf’s Cry

Orpheus Blade: Wolf's Cry
Quand j’ai reçu le service de presse pour l’album Wolf’s Cry, du groupe de métal progressif israélien Orpheus Blade, je me suis dit que c’était un nom qui sonnait beaucoup comme un autre groupe israélien, Orphaned Land. Vous allez rire: à l’écoute aussi. Mais pas que.

Le métal que propose Orpheus Blade est très théâtral, à mi-chemin entre le progressif et le symphonique, avec un duo de voix claires, l’une masculine (Henning Basse) et l’autre féminine (Adi Bitran, qui est aussi la compositrice principale de l’album).

Wolf’s Cry est un concept album sur un thème fantastique, qui parle de loups-garous, de conscience de soi et de la part animale en chacun d’entre nous. Il ne compte pas moins de treize pistes pour une durée totale de l’ordre de l’heure.

La première chose que l’auditeur remarque, c’est que s’il s’agit du premier album de ce groupe, il est le fait de musiciens qui ont de la bouteille (on y retrouve d’ailleurs le guitariste d’Amaseffer) et il bénéficie d’une production bien carrée comme il faut.

La deuxième impression est malheureusement moins positive: l’ensemble manque quelque peu de cohérence. On est dans le cas des concept-albums qui enchaînent des tableaux très différents dans la joie et la bonne humeur. C’est sympathique, mais pour un concept-album, ça n’aide pas à entrer dans l’histoire.

Il n’empêche que Wolf’s Cry ne manque pas de moments forts, notamment grâce aux performances des deux chanteurs. Je noterai notamment un “The Becoming” aux faux airs d’Indukti. À mon avis, je dirais que la première moitié de l’album est un peu plus intéressante que la seconde.

Mis à part son côté quelque peu décousu, Wolf’s Cry est un excellent album de métal progressif, tendance “théâtral”. Il est disponible à l’écoute et au téléchargement sur Bandcamp; pour US$7, c’est très raisonnable, surtout au vu de la qualité de l’ensemble.

Si vous aimez bien Orphaned Land, mais que vous préfèreriez un truc moins typé oriental et plus musclé, Orpheus Blade pourrait très bien être votre came.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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