Overunit Machine: Aldaraja

Overunit Machine: Aldaraja

Quand on écoute beaucoup d’albums, il vient fatalement un moment où on se dit que tel ou tel sous-genre a tendance à produire des quantités invraisemblables de morceaux identiques. C’est parfois mon cas avec le metal progressif, c’est pourquoi des curiosités comme ce Aldaraja, de Overunit Machine, apparaît comme un petit rayon de soleil – découvert grâce à Neoprog, d’ailleurs.

Overunit Machine est un groupe italien, dont la musique ressemble à un croisement sauvage entre de l’électro-metal qui tabasse, façon Rammstein ou Crematory, et la complexité du metal progressif. On y trouve beaucoup de clavier, beaucoup de guitares – beaucoup de tout, en fait – avec une voix blindée d’effets. Mais, curieusement, dans ce cas, abondance de biens ne nuit pas, au contraire.

Bon, quand je dis « abondance », il faut voir que Aldaraja compte dix pistes, mais ne dépasse pas les quarante minutes. Ce qui, pour le genre, tient franchement de l’anomalie majeure. Deux pistes seulement dépassent les quatre minutes et une seule les cinq – et encore, de peu. Overunit Machine privilégie le format court et il faut dire que ça colle plutôt bien à leur style.

Parfois, l’expérimental, c’est case-gueule, mais là, j’avoue que le mélange passe bien. Les morceaux ont un punch de train de marchandise lancé à pleine vitesse et de l’enthousiasme à revendre. Le morceau-titre, « Wargod », « Evolve and Rise », pour ne citer que ces trois, sont fort bien balancés.

Il faut peut-être préciser que Overunit Machine ne sont pas exactement des perdreaux de l’année: le groupe a plus de quinze ans d’expérience et une pannée d’albums derrière eux. Ça se sent: leurs compositions sont maîtrisées de bout en bout et n’hésitent pas à mélanger des influences très diverses – même du chant liturgique (sur « Fade Away »).

À vrai dire, si je devais trouver un défaut à cet album, c’est un peu le même que je trouve à tous les albums d’électro-metal: à la longue, ils ont tendance à tourner en rond. Quelque part, c’est une bonne chose que celui-ci soit si court.

J’avoue être plus enthousiaste que mon confrère de Neoprog sur Aldaraja: il y a peu, voire pas de morceaux faibles et, avec son côté bondissant, j’ai trouvé cet album enthousiasmant. Si vous pensez que le prog-metal tourne en rond et que l’électro-metal ne va nulle part, Overunit Machine est un chouette coup de pied quelque part,

Bonus: la vidéo de « Unholy Messiah »

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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