Ozric Tentacles: Technicians of the Sacred

Ozric Tentacles: Technicians of the Sacred

Hier, je vous parlais de Quantum Fantay, digne représentant de cette variante de space-rock qui touche au rock progressif. Il est à peu près impossible d’évoquer ce genre musical sans parler de Ozric Tentacles, à la fois dans le rôle du grand-père et du gorille de huit cents livres. Le hasard a voulu que, dans le même temps que j’achetais Dancing in Limbo, j’ai également acquis Technicians of the Sacred, leur nouvel album.

Quand je parle de “grand-père”, pour Ozric Tentacles, c’est quand même un groupe qui a derrière lui plus de trente ans de service – ayant commencé sa carrière en 1983, à un festival à Stonehenge. Ça ne s’invente pas. Le style musical de cette formation protéiforme mélange rock progressif, space-rock seventies, psychédélique, électro contemporaine, reggae et pas mal d’autres trucs, avec un aspect très improvisation.

Technicians of the Sacred est le quinzième album studio du groupe; il se présente sous la forme d’un double CD avec un total de onze pistes et près d’une heure et demie de musique. Du coup, on a des morceaux qui dépassent tous les cinq minutes, allant jusqu’à dix ou douze minutes, le tout avec des noms à coucher dehors; parfois, je me demande s’ils n’utilisent pas un générateur aléatoire pour nommer leurs morceaux…

Bon, soyons honnête: nonante minutes, c’est long, même quand on aime le prog; trente ans de carrière à faire la même musique – ou peu s’en faut – aussi. Du coup, il ne faut pas trop s’étonner si certaines des compositions d’Ozric Tentacles manquent d’originalité ou partent un chouïa en vrille et qu’au final, l’album finisse par tirer en longueur.

Mais, dans l’ensemble, Technicians of the Sacred tient pas mal la route. Surtout, il illustre le style particulier d’Ozric Tentacles, à savoir une forme de montée en puissance qui consiste à empiler de plus en plus de notes dans un morceau donné, jusqu’à une forme d’apothéose chaotique. Surtout quand les notes en question proviennent de synthés en folie.

J’aime beaucoup des titres comme “The High Pass”, “Far Memory”, “Epiphlioy” (vous voyez ce que je veux dire, pour ce qui est des titres improbables?) ou le très aptement nommé “Smiling Potion”, qui fout en effet la banane.

Dans l’ensemble, je dirais que Technicians of the Sacred est un album moyen d’Ozric Tentacles, ce qui peut se traduire par “j’aime beaucoup, mais, objectivement, ils ont déjà fait beaucoup mieux”. Comme je le disais précédemment, soit c’est un style que l’on déteste et mieux vaut donc passer son chemin, soit on aime ça et ça ne peut donc pas être totalement mauvais.

En bonus, un “album montage”, avec plein d’extraits du disque:

https://www.youtube.com/watch?v=kWFKeYBZqQc

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