Pain of Salvation: Road Salt One

À l’intérieur de la pochette de ce Road Salt One – dernier album de Pain of Salvation – un avertissement: ceci est un album fait avec les tripes, sans concession (je vous la fais courte, mais c’est l’idée). Je n’aurais pas mieux dit et c’est en même temps une très bonne et une très mauvaise nouvelle. Très bonne, parce que Pain of Salvation ose sortir des sentiers batus et très mauvaise parce que je n’aime pas forcément les nouveaux chemins qu’il emprunte.

Pour être franc, je ne sais vraiment pas quoi penser de cet album. J’ai à peu près tout lu dessus, des hagiographistes qui l’encensent comme un chef d’œuvre moderne aux déçus aigris qui auraient préféré qu’il ne paraisse pas sous le nom de Pain of Salvation. Il est aussi surprenant qu’il vienne après un Linoleum que j’avais trouvé très moyen, pour rester poli.

C’est vrai que la plupart des compositions de Road Salt One n’ont pas grand-chose à voir avec les pionniers du prog-métal d’il y a dix ans. Après une intro à la Queen, on navigue dans des eaux étranges, on approche les rivages du rock sudiste, et de la musique de cirque, mais pour moi, ça reste du Pain of Salvation, sans aucun doute.

En fait et au risque de surprendre, je comparerais cet album à l’énormissime Be, qui également se distinguait par une vaste gamme d’ambiances musicales différentes, même si elles étaient plus proches de ce à quoi on s’attend d’un groupe de prog-métal. Ici, ce qui surprend, c’est ce mélange de rock râpeux et sale, combiné avec l’approche narrative propre au groupe et à ses racines progressives.

Depuis le temps que je le répète, vous savez que je préfère écouter un album un peu bizarroïde, mais original, plutôt que des tâcherons qui copient-collent des mélodies surentendues. Avec Road Salt One, Pain of Salvation ose. Que ça me plaise ou non. Avec le temps, je me prends à aimer cet album de plus en plus; ce n’est pas un chef-d’œuvre, mais ça laisse présager des nouveaux horizons et ça, ça ne se refuse pas.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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3 réponses

  1. Ghislain dit :

    David Gildenlöw accompagne Transatlantic en tournée et ce mec est un tueur! Il est capable de plaquer un accord de guitare électrique de la main gauche en jouant du clavier ou des percutions avec la main droite tout en faisant des choeurs. Du coup, ça donne envie de s’intéresser à Pain of Salvation…

    • Alias dit :

      Oui, mais je suppose que, pour lui, s’il ne fait que les choeurs et pas les lead vocals, ce sont un peu des vacances…

      (Et il me semble que c’est Daniel Gildenlöw.)

  2. eupho dit :

    Fan de la première heure passez votre chemin… C’est marrant on dit que Daniel est le « tyran » du groupe, mais depuis que son frère et Johan Langell sont partis, ça part en vrille.
    Chansons quasi baclées, son de chiotte… Grosse grosse déception, après ce qui reste mon meilleur souvenir de concert : la loco en 2005.
    Mais bon depuis Scarsick, j’ai tiré un trait sur PoS. Dommage…

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