Paul Cusick: P’Dice

Nous ne sommes pas des gens fréquentables: non seulement, comme je l’avais déjà expliqué, nous sommes tous des hypocrites, mais nous avons également tous des préjudices. Plutôt que de gloser sur le sujet, je vous invite plutôt à écouter P’Dice, le nouvel album de Paul Cusick, qui le fait mieux que moi – ne serait-ce parce que c’est sous la forme de rock progressif.

Je vous avais déjà parlé de Paul Cusick pour son premier album, Focal Point. Ingénieur civil indépendant de profession et musicien à ses heures perdues, il a décidé, après le succès (mérité) de Focal Point, de se lancer dans la carrière musicale à plein temps, ce qui est d’autant plus louable qu’il a une approche complètement indépendante, proposant directement ses albums en téléchargement.

Ce qui est surtout louable, c’est que Paul Cusick est non seulement un très bon musicien – il joue de presque tous les instruments sur P’Dice (sauf la batterie), avec quelques rares artistes invités – mais également un compositeur plutôt doué, en plus d’être un bon producteur. Tout ceci pour dire que P’Dice est un excellent album, empruntant à la fois au néo-prog façon Marillion (période Hogarth) et à Porcupine Tree.

À part « Borderlines » et ses onze minutes, véritable pièce de résistance de l’album, tous les autres morceaux sont plutôt courts: cinq minutes de moyenne. Musicalement, on a droit à de belles alternances entre du rock musclé et des parties plus atmosphériques, le plus souvent au sein d’un même morceau d’ailleurs, comme le prouve l’excellent « Tears », qui commence sur une note intimiste pour se finir de façon intense.

En résumé, P’Dice confirme tout le bien que je pensais déjà de Paul Cusick à l’époque de Focal Point et même plus. C’est un excellent album de rock progressif et, s’il vous fallait une raison supplémentaire de l’acheter, il est proposé à un prix très raisonnable: neuf livres (plus port) pour la version CD, six pour le téléchargement, soit treize et huit francs suisses respectivement (ou dix et sept euros), ce qui à ce stade est franchement donné.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

CommentLuv badge

%d blogueurs aiment cette page :