Pelican: What We All Come To Need

Ce n’est pas sans une certaine appréhension que j’ai acheté le nouvel album des post-rockeux de Pelican, intitulé What We All Come To Need. Pelican est le groupe qui m’a réellement intéressé au genre post-rock; je connaissais déjà Isis, mais je ne crochais pas aux vocaux gutturaux, le style instrumental me convenait nettement mieux. L’appréhension venait du fait que, malgré une prestation impressionnante en concert, l’album précédent, City of Echoes, ne m’avait pas du tout convaincu.

Avec ce nouvel album, j’ai l’impression que Pelican revient un peu aux sources de sa musique. En un sens, c’est bien, parce que ça permet d’effacer City of Echoes; d’un autre point de vue, je préfère toujours entendre des groupes qui vont de l’avant et qui défrichent plutôt que de ressasser les mêmes recettes. Ça doit être mon côté fan de prog.

Néanmoins, What We All Come To Be est un album intéressant. Il revisite le genre avec un œil neuf et, s’il n’est pas exempt de redites, il lui apporte quelques sonorités nouvelles, s’essayant même à quelques timides passage chantés. Certains morceaux, comme “Ephemeral” ou “Strung Up From The Sky”, sont brillants; d’autres, moins nombreux heureusement, plus convenus.

L’impression générale qui se dégage de cette album est celle d’une renaissance; comme tout nouveau-né, Pelican balbutie et trébuche encore, mais ce sont des efforts prometteurs. S’il ne retombe pas dans ses erreurs de jeunesse, il est grand, ce petit, et il ira loin!

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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