Pendragon: Concerto Maximo

Trente ans de Pendragon. Qui, en 1985, l’aurait parié? Certainement pas moi, qui voyait ce groupe comme le petit poucet de la « bande des quatre » (avec Marillion, IQ et Twelfth Night). Concerto Maximo, double CD live enregistré en Pologne en 2008, vient me donner tort. Il y a des fois où je suis content d’avoir tort.

Car Pendragon a longtemps été mon groupe préféré, toutes catégories confondues. Néo-prog de grande tenue avec des compositions de haut vol, notamment emmenées par la guitare de Nick Barrett (également chanteur) et les claviers de Clive Nolan. Si mes goûts ont quelque peu changé depuis, c’est un groupe qui garde toujours une place spéciale dans mon cœur et dans ma musicothèque et sans aller jusqu’à dire que j’attendais ce nouvel album avec impatience, j’ai été bien content de le trouver à Cannes.

Je dois néanmoins avouer que l’écoute m’a posé quelques problèmes.

Le problème majeur s’appelle Nick Barrett ou, pour être plus précis, la voix de Nick Barrett. Entendons-nous bien: ce n’est pas un mauvais chanteur et, la plupart du temps, il tient la route. Seulement, de temps à autres, il essaye des effets de style un peu différents; en trente ans de carrière, il aurait dû comprendre que ce n’est pas son truc. Ça a l’air mineur, comme ça, mais personnellement, ça m’a fait d’autant plus grincer des dents que le reste de l’album est proche de la perfection.

Le groupe aligne la bagatelle de dix-sept morceaux, dont pas moins de cinq monstres de plus de dix minutes. La plupart des morceaux viennent des anciens albums: seuls deux viennent du dernier, Pure, et aucun du premier, The Jewel (ce que je regrette un peu), avec quelques incontournables comme « Breaking The Spell », « Nostradamus » (qui sert également à présenter les musiciens) ou « The Voyager ».

Pas vraiment de surprises dans l’interprétation, juste quelques acrobaties stylistiques dans les soli et une maîtrise évidente pour le reste. Ce n’est pas pour rien que Pendragon est un des groupes de référence en néo-prog!

Même en considérant mes réserves initiales, je ne peux que conseiller l’écoute de ce Concerto Maximo aux fans du genre en général et de Pendragon en particulier. Ce n’est pas le meilleur album live du groupe (il faudrait chercher du côté de Utrecht… The Final Frontier ou même du vieux 9:15 Live), mais il n’est pas loin derrière et, franchement, on aurait tort de se priver.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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