Pendulum: Immersion

Yo les frères et les sœurs, DJ Alias est dans la place! Vous avez gagné, j’ai perdu: Immersion, dernier album du groupe anglais de drum and bass Pendulum a fini par avoir, sinon ma peau, du moins ce qui reste de ma raison. Bon, d’accord, ça ne fait pas grand-chose, mais avouez que pour que moi, grand apôtre du rock progressif et des musiques improbables, je vire ma cuti, il a dû se passer quelque chose. Outre le fait que le vendeur de la Citadelle me le colle d’autorité dans mes commandes, donc.

Ce quelque chose, c’est donc Immersion. Pour être tout à fait honnête, si le style est annoncé par un peu tout le monde comme étant du drum and bass, c’est du drum and bass joué par un vrai groupe de rock qui n’a pas peur de se lancer dans les gros riffs de heavy metal qui font des trous dans les murs et la batterie pour adultes. En d’autres termes, c’est peut-être du tchic-boum pour discothèque, mais c’est du tchic-boum qui poutre!

Ce n’est pas immédiatement évident et il fait attendre un morceau comme « Crush » pour commencer à se rendre compte qu’il y a un truc, mais une fois que ça part, ça ne fait plus semblant. On y trouve d’ailleurs le chanteur de The Prodigy sur « Immunize » ou des membres de In Flames, groupe de métal suédois, sur « Self vs Self », et même Steven Wilson, de Porcupine Tree, sur « The Fountain ». Mention spéciale à la suite « The Island », avec une première partie plus atmosphérique et une seconde bien décalée comme il faut.

Le mélange entre les sonorités électro/drum and bass/whatever et rock/métal est des plus détonnants; il n’est pas présent dans tous les morceaux, mais c’est ce qui rend ceux qui jouent de ce registre qui sont le plus intéressants. Toutes proportions gardées, ça me rappelle un peu ce que fait Mind.In.A.Box, ou le Re-Animator de Linkin Park. Ce sont certes le genre de sonorités que l’on peut attendre un peu dans toutes les boitakon, radio ou télé musicale, mais travaillées avec recherche et interprétées par des rockers qui ont juste plus d’énergie qu’une foule de teenagers dopés à la boisson énergétique.

Je crois d’ailleurs que je vais décréter que c’est du drum and bass progressif; sinon je ne m’en remettrai jamais.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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2 réponses

  1. Loiseau2nuit dit :

    Hé hé c’est ce qui s ‘appelle du virus ça ! 😀

    Cela dit, je ne suis pas d’accord sur un point : c’est qu’on est là trèèèès loin du style d’electro que l’on retrouve dans les « boitakon », sinon il y aurait justement moins de cons dans les boites et j’y serais plus souvent. Non hélas, ce chemin là reste encore à parcourir. Les beaubeauf ne sont pas encore près pour ce genre de fusion

    (en même temps, quand tu vois qu’un truc comme René la Taupe est capable de tenir le haut des charts, passer du pendulum en discothèque, les gens ne vont plus rien comprendre et arreteront de regarder le top 50, c’est pas bon pour le bizness…)

    • Alias dit :

      Tu me rassures: en écoutant Pendulum ou MIAB (ou Pure Reason Revolution), j’avais peur de rater un truc en ne foutant jamais les pieds en discothèque.

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