Penny Dreadful, saison 3

Penny Dreadful, saison 3

Cette histoire finira mal, je vous le dis! Des vampires, des loups-garous, des créatures ressuscitées, des immortels et maintenant, une femme psychiatre. Cette histoire, c’est Penny Dreadful, la série britannique d’horreur gothique puissance trouze mille, dont la troisième saison est en effet la dernière. Comme dans fini, y’a plus.

Oui, c’est un peu dommage, mais le run était beau et la fin est à la hauteur, donc au lieu de chouiner, réjouissons-nous qu’elle ne commence pas à partir en vrille. Comme, oh, je ne sais pas… une certaine série américaine un peu dans le même genre…

Sans trop spolier, la saison commence avec les protagonistes de la précédente éparpillés aux quatre coins de la planète: Afrique, Arctique, Amérique et Angleterre. Tout joueur de jeu de rôle vous le dira: séparer le groupe c’est Mal. Et, en parlant de Mal, il y en a un beau qui débarque.

Si Penny Dreadful est surtout impressionnante par ses visuels, sa photo très léchée, elle l’est aussi sur le fond. Et, par “fond”, je ne veux pas seulement parler de la trame de base, qui peut se résumer par “gentils chassent méchants” (en gros, hein), mais aussi sur la ligne de fond, qui est l’humanité, y compris chez ceux que l’on qualifie de monstres, et la notion de libre-arbitre.

Bon, en parlant de trame de base, je pourrais là encore râlouiller un brin sur la façon dont l’histoire est quelque peu expédiée, malgré un combat final d’anthologie. Mais, là encore, je soupçonne que le fait de ne pas vouloir insister sur cet aspect précis, mais justement laisser du temps à la fin pour montrer les conséquences, fait partie de l’intérêt de la série.

Une des grandes forces de Penny Dreadful réside dans ses personnages et dans les acteurs qui les incarnent. Ici encore, on a droit à des prestations solides et l’équipe originelle est complétée par Wes Study (Kaetenay), Patti LuPone (Dr Seward), Shazad Latif (Dr Jekyll) ou Christian Camargo (Dr Sweet).

En trois saisons et vingt-six épisodes – soit à peu près autant que pour une série classique – Penny Dreadful réussit son pari de revisiter l’horreur gothique, avec une esthétique modernisée, mais toujours dans un contexte victorien tardif. Même si je ne suis pas un fan du genre, je dois avouer que c’est maîtrisé et fascinant.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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