Polymanga 2014

Or donc, comme vous avez pu le lire hier, j’ai passé une bonne partie de ce week-end pascal à geeker chez les otakus, à savoir à Polymanga, sis au Montreux musique & convention centre – 2m2c pour les intimes. Bon, j’ai surtout joué le photographe officiel de ma cosplayeuse d’épouse, je dois dire.

Polymanga, c’est le plus gros évènement manga, japanimation et pop-culture de Suisse romande – genre 25 000 personnes en quatre jours, ce qui est pas mal pour un bassin de population de deux millions de personnes. Surtout si on considère que c’est à peu de choses près la population de la ville de Montreux (qui en a vu d’autres avec le Montreux Jazz, mais pas aussi coloré).

J’avoue que je ne suis jamais complètement dans mon élément dans ce genre d’évènement: cela fait pas mal de temps que j’ai décroché de l’actualité en matière de japanimation et je lis très peu de mangas. Le cosplay ne m’intéresse que par proxy marital et mon intérêt pour la culture japonaise va au-delà des clichés un peu simplistes qu’on y montre (origami, cérémonie du thé et petites culottes).

Bon, rassurez-vous, je trouve toujours de quoi m’occuper et, au pire, j’ai une tablette avec pas mal de bouquins dessus. Mais c’est vrai que ça manquait d’activités intéressantes pour moi – comme, je ne sais pas, moi, du jeu de rôles, par exemple.

Alors j’ai dit bonjour aux potes, j’ai un peu visité les stands, soigneusement évité les salles à karaoké, un peu erré au milieu du village des artistes (qui a de très belles choses, mais trop peu de mécha-design, à mon goût) et enquiquiné Ghislain et ses potes du Naheulband,

En fait, hormis à la crêperie à proximité qui avait du wifi, j’ai passé la plus grande partie de mon temps dans la grande salle, à faire des photos des deux premiers concours de cosplay (photos dispo sur Flickr, d’ailleurs). Et à faire la queue, aussi. À Polymanga, on fait beaucoup la queue: pour les animations, pour les conférences, pour la bouffe (très quelconque, d’où crêperie). Surtout le premier jour: presque trois heures pour rentrer.

Même en faisant abstraction de mon inadéquation par rapport aux activités, je dois avouer ne pas avoir été entièrement convaincu par ce nouvel emplacement – je n’étais pas là l’année passée pour la première édition à Montreux. C’est certes plus grand et les auditoires sont somptueux, mais les stands, les jeux vidéos et la restauration sont dans une sorte de grand parking très moche et les salles annexes sont assez peu nombreuses et rapidement prises d’assaut.

En fait, il y a assez peu d’activités annexes: hormis le cosplay, les quelques conférences et les dédicaces, il y a une salle occupée par les fous furieux habituels – Bulle Japon et Omosubi – qui font des jeux et du karaoké, un studio photo et deux-trois sales, plus un concours de dessin. Qui plus est, les dédicaces des différents invités présents sont très mal indiquées. En fait, à part pour les grandes salles, il n’y a pas de planning d’activités.

En fait, l’avantage principal du 2m2c, c’est que, comme c’est très compartimenté, on n’a pas l’impression « hall de gare » qui domine dans les grands évènements du genre Japan Expo/Comic-Con. Du coup, les gens qui proposent des activités un peu calmes peuvent avoir leur salle à eux sans se faire hurler dessus par les joueurs de jeux de danse ou les freehuggers en folie.

En fait, je pense que je vais avoir du mal à ne pas comparer toute convention japanisante, comme Polymanga, à la Japan Expo/Comic-Con – surtout maintenant que la Comic-Con est devenu un évènement séparé. J’aimerais voir plus de ces conventions pluridisciplinaires.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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