"Le Projet Bradbury, intégrales", de Neil Jomunsi

“Le Projet Bradbury, intégrale”, de Neil Jomunsi

Cela fait presque deux ans que j’avais lu le premier quart du Projet Bradbury, un recueil de nouvelles fantastiques signé Neil Jomunsi; je m’étais promis de lire la suite, mais cette idée était quelque peu tombée aux oubliettes jusqu’à récemment.

Petit rappel sur le Projet Bradbury: c’est un défi un peu fou, inspiré par une phrase de l’écrivain américain de science-fiction Ray Bradbury, qui disait en substance que plutôt que d’essayer d’écrire un roman, un aspirant auteur qui écrirait une nouvelle par semaine pendant un an obtiendrait cinquante-deux textes, parmi lesquelles certainement quelques pépites.

Après lecture des cinquante-deux nouvelles, je confirme et, dans la foulée, j’affirme même qu’il y a un peu plus que “quelques pépites” dans cet ouvrage. Pas tout, certes, mais on a facilement plus de la moitié des histoires qui sont lisibles avec plaisir, une bonne dizaine qui sont très bonnes, voire excellentes – notamment dans le deuxième tome (“Intérim”, “Yokai”, “Inside Sherlock”, “La nuit venue”).

Il n’y a pas tant de vrais ratages, tout au plus des histoires qui, une fois lues, ne laisse pas de souvenirs. C’est d’ailleurs un peu à ça qu’on reconnaît un bon écrivain: au lieu que la statistique lui permette, après cinquante-deux histoires, d’en avoir une ou deux de bonnes, Neil Jomunsi lui finit (à l’usure?) par en produire une poignée d’oubliables.

J’ai remarqué que pas mal des histoires du Projet Bradbury font référence justement à la lecture et à l’écriture comme un des moteurs de narration, avec un regard au vitriol sur l’écriture de science-fiction qui, par deux fois, déclenche la fin de la civilisation humaine. Si j’étais méchant, je dirais qu’au bout d’un moment, l’auteur commençait sérieusement à se demander ce qu’il pouvait bien faire dans cette galère.

Pourtant, au final, j’hésite un peu à recommander l’ouvrage. Cinquante-deux nouvelles, c’est quand même beaucoup! À la suite, c’est limite indigeste et je soupçonne que j’ai dû faire l’impasse sur une ou deux d’entre elles – il est d’ailleurs possible que les conditions de lectures, sur un tapis de course, ne soient pas idéales non plus.

Cela dit, il est possible de l’acheter en quatre volumes de treize nouvelles chacun, ce qui est beaucoup plus raisonnable.

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