PyT: Carnet d’un visage de pluie

OK, régulièrement, je vous fais le coup « je n’aime pas la chanson française, mais » agrémenté d’une excuse foireuse qui explique, non sans une mauvaise foi certaine, pourquoi ce chanteur français-là, je le supporte. Dans le cas de PyT et de son Carnet d’un visage de pluie, l’excuse en question est qu’il s’agit d’un chanteur suisse, qui n’est autre que Pierre-Yves Theurillat, le chanteur de Galaad et de L’Escouade.

Le commun des mortels ne tiquera peut-être pas, mais le prog-head que je suis ne peut que vénérer celui qui a été le frontman d’une des formations de rock progressif les plus brillantes de la fin des années 1980, auteur d’un album exceptionnel (Vae Victis, vu en concert en première partie du Voyage de Noz). Et sa performance avec l’Escouade pour Confidences de mouches n’était pas mal non plus.

Ici, PyT revient avec un album solo qui est certes plus proche de ce dernier album que du néo-prog qui tabasse de Galaad, mais il y a de beaux restes. Ce Carnet d’un visage de pluie – je vous avais d’ailleurs déjà parlé du « Un temps inoubliable » – est mine de rien bien plus proche du rock progressif – dans l’esprit sinon dans la forme – qu’il n’y paraît de prime abord.

On peut déjà mentionner les textes qui, à l’image du titre, empruntent souvent à un surréalisme qui rappelle Marillion période Fish. PyT joue pas mal avec les jeux de mots, le coq-à-l’âne et les images absurdes. Et puis il y a quelques sonorités, mais surtout une voix immanquable.

Si ça chante un français – mais aussi en anglais –, Carnet d’un visage de pluie est presque plus un album rock que de pure chanson. Je mentirais si je disais que je suis fan intégral de tous les onze morceaux qui le composent, mais je retiens quelques très bons titres, comme le précité « Un temps inoubliable », « Comme c’est beau » ou l’exceptionnel « Veuillez quitter céans », très galaadien.

Je vous recommande donc chaudement ce Carnet d’un visage de pluie. C’est l’album d’un artiste rare, une musique mature et puissante qui attirera autant les amateurs de rock progressif que de chanson française. Même moi j’aime, c’est dire! Et puis, en passant par le site de l’artiste, vous pouvez le commander en même temps que le superbe Vae Victis pour un prix spécial. Une affaire comme celle-ci, ça ne se refuse pas. J’ai dit.

Et, pour le coup, je vous remets le clip de « Un temps inoubliable »:

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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