Quantum Sphere: The Space Adventures Of Pyjama Boy

Honnêtement, si le groupe londonien Quantum Sphere et son premier album The Space Adventures of Pyjama Boy n’est pas un exemple flagrant d’un archétype tout droit tiré de la page de Cracked.com sur le rock progressif (section “How to Form Your Own Prog Band”), je ne sais pas trop ce que c’est! Ah, si: un très bon groupe de métal progressif instrumental aux thèmes de science-fiction.

Autant dire cependant que ce n’est pas exactement du métal progressif pour débutants: on est plus proche du djent à la Meshuggah ou Uneven Structure que du Dream Theater de nos grands-mères. Structures complexes et syncopées, avec des morceaux plutôt courts (neuf au total, pour un peu plus de quarante minutes) – ce qui est un plutôt bon choix, vu que c’est un style qui peut fatiguer rapidement.

Le morceau-titre pose le style dès le début de l’album, mais nous laisse presque sur notre faim, d’autant plus que “The Fornax Void” amène une approche beaucoup plus jazz-rock que métal, avec énormément de variations, mais rassurez-vous, ça repart dès le morceau suivant, intitulé fort justement “Fractal Dimensions” et, si ça ne vous suffit pas, “Perplexia” va vraiment vous retourner la tête en mélangeant les deux styles: métal et jazz-rock.

Retour à des choses plus calmes avec “Interplanetary Probe” et, avec “Error”, avec une musique qui aurait très bien pu sortir d’un film ou d’un jeu vidéo (ça me rappelle un peu certaines des musiques de l’animé Robot Carnival). Mais on retourne bientôt à la folie normale, avec “Tachyon Pulse Induction Protocol”, qui fait à peu près autant de sens (mais en étant tout aussi cool dans le contexte) qu’un dialogue d’ingénieurs dans Star Trek, et l’album se termine avec les plus calmes “Amastis” et “Attack Ships on Fire Off the Shoulder of Orion”.

The Space Adventures of Pyjama Boy n’est pas exactement le genre d’album à mettre entre toutes les oreilles: il fait sérieusement s’accrocher à ses tympans pour arriver à suivre le déferlement musical de Quantum Sphere, mais, pour les amateurs de métal extrême et de métal progressif très technique, c’est un album qui en vaut la peine, surtout que son prix est très bas: £5 (six euro ou sept francs cinquante) en téléchargement.

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