Que se passe-t-il après Harry Potter?

Hier soir, je suis allé voir la deuxième partie du film Harry Potter and the Deathly Hallows; je n’avais pas vu la première partie, mais ça ne m’a pas vraiment gêné – ce d’autant plus que, de l’avis d’un peu tout le monde, il ne s’y passe pas grand-chose.

C’est bien évidemment la grande confrontation finale entre protagoniste et antagoniste, une bataille épique avec plein de morts, de destructions, de coups d’éclats et de retournements et, de ce point de vue, le film est toujours aussi sympathique pour avoir une représentation visuelle de ce qui se passe dans les bouquins.

Le hasard a voulu que, ce soir, en rentrant, je tombe sur un article mentionné par io9.com, sur ce qui se passe entre la fin de Voldemort (oui, c’est un spoiler, mais ne me dites pas que vous ne l’aviez pas deviné) et l’épilogue semi-mièvre « 19 ans plus tard ». Le fait que cet article soit écrit dans un journal « sérieux » par des spécialistes de la politique internationale est aussi intéressant que son thème.

L’article, en anglais, s’intitule Post-Conflict Potter et met en lumière le fait que les fictions parlent rarement de ce qui se passe après la disparition du Grand Méchant: comment reconstruire une société qui punisse ceux qui doivent l’être sans mettre en place les conditions pour un prochain conflit. Évidemment, les parallèles avec l’actualité récente (Irak, Afghanistan, mais également le « Printemps arabe ») sont nombreux.

L’article donne des exemples, comme la création d’une commission « Justice et Réconciliation » similaire à ce qui s’est passé dans l’Afrique du Sud post-Apartheid, des investigations poussées sur les « biens mal acquis » auprès des gobelins de Gringotts ou la mise en place de changements gouvernementaux plus respectueux des droits.

Curieusement, c’est un thème qui n’est que rarement traité dans la littérature fantastique. L’exemple le plus frappant que je connaisse est Babylon 5 – et encore, le traitement en question est loin d’être exempt de défauts. Il est vrai que c’est en général une période et un thème qui est bien moins sexy que de narrer les exploits de héros qui affrontent des adversaires supérieurs en nombre et en puissance, mais c’est une question que devraient se poser tous les constructeurs d’univers.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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1 réponse

  1. Stargaza dit :

    Effectivement, c’est ce qui m’a le plus frustré quand j’ai fermé le dernier bouquin, avoir un épisode mièvre, amis rien sur la vie des protagonistes entre…
    Harry, Ron et Hermione ont-ils repris Poudlard pour valider leurs diplômes ? Et puis, Harry est-il réellement auror ? Y a-t-il encore beaucoup de mages noirs à chasser… ?

    Enfin, ce sont des préoccupations triviales à côté de ce qui est avancé dans l’article -pas mal du tout au passage- qui pousse, comme tu le dis, à la réflexion pour quiconque créerait un univers ^^.

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