Résilience, tome 1: Les terres mortes

Résilience, tome 1: Les terres mortes

Visiblement, les récits d’anticipation à cinquante ans dans l’avenir sont à la mode. En même temps, ce n’est pas très étonnant. Après Walkaway, voici une bande dessinée française, Résilience, dont le premier tome, Les terres mortes, vient de sortir.

La trame est également dans l’air du temps, puisqu’elle part sur une Europe devenue un désert agricole, où les dernières terres cultivables sont la propriété d’une multinationale qui utilise la famine comme arme pour contrôler la population.

L’histoire suit Agnès et Adam, un couple qui tente de survivre dans un des territoires abandonnés après les catastrophes climatiques. Ils vont se retrouver plongés dans une lutte entre la multinationale, la population et deux groupes de résistants, violents et non-violents.

Vous l’aurez compris, on est dans un registre quelque peu caricatural: la méchante corpo, la gentille populace manipulée, les gentils résistants (la Résilience du titre) et les méchants résistants (qui font péter des trucs).

C’est un peu dommage, parce que le propos n’est pas inintéressant et la question de l’usure des terres agricoles est déjà aujourd’hui d’actualité. Sans parler du scandale autour du glyphosate révélé par les Monsanto Papers.

Je soupçonne que cette BD, prévue en deux tomes, souffre d’un format court qui n’est pas forcément des plus adapté au propos. Augustin Lebon, qui signe le scénario et le dessin (avec Hugo Poupelin aux couleurs), semble quelque peu lutter pour caser son histoire.

Du coup, on a un premier tome qui donne une impression mitigée: d’une part, une histoire intéressante et un dessin classique, mais qui reste agréable, mais d’autre part, l’impression qu’on passe à côté de quelque chose de plus sérieux, de plus solide.

Je pourrais aussi râler sur le titre-spoiler du deuxième tome, mais ce serait charger la mule. Parce que, l’un dans l’autre, Résilience est quand même une bonne bande dessinée et que son plus gros défaut est qu’elle aurait pu être encore meilleure.

Il faudra voir ce que donne la suite.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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