Les restes du samedi: Jusska / Oceans of Slumber / The Kovenant

Jusska / Oceans of Slumber / The Kovenant

Bon, c’est les vacances, donc on mange léger et les restes du samedi sont, par conséquent, un poil brefs aussi: seul deux albums – deux EP, plutôt – à signaler: Jusska, et Oceans of Slumber. Ah, et un truc bizarre aussi, The Kovenant.

On commence par un projet bizarre, Tsuki, mini-EP de Jusska, découvert via Neoprog et qui fait du djent plus progressif que metal. Jusska, c’est un duo composé du guitariste Leander Verheyen et du chanteur Iason Passaris, assisté par le batteur de Monuments, Mike Malyan.

Quand je dis « mini-EP », je ne plaisante pas: Tsuki compte trois titres et fait à peine plus de dix minutes. En même temps, au vu du côté frénétique et déjanté de la composition, ce n’est pas complètement absurde. Je ne suis pas sûr qu’avoir plus de morceaux, ou des titres plus longs, serait une bonne idée.

Cela dit, sans être super-enthousiasmant, c’est très bien foutu. Il y a un côté frais et accrocheur, dans ces compositions. Malgré son côté « échantillon », Jusska réalise ici un truc original et intriguant. Et, pour €3 sur Bandcamp, ce serait dommage de passer à côté.

Pour Oceans of Slumber, je suis plus perplexe, mais j’avoue aussi que je me suis trompé. Sur la base d’une chronique de Neoprog, là encore, j’ai récupéré l’EP Blue – alors que la chronique, elle, parlait de leur album Winter. Oui, j’avoue, j’ai l’air un peu con. Comme d’hab, quoi.

Le concept de ce groupe américain, c’est d’associer le metal progressif à la voix d’une chanteuse plutôt soul/blues. Le souci, c’est que, sur les cinq titres de l’EP, il n’y a guère que le premier, « Solitude », qui fait un peu penser à du metal – et la reprise de « On the Turning Away », de Pink Floyd, pour le prog.

L’ensemble n’est pas inintéressant, mais entre la frustration de ne pas avoir trouvé l’album en question – qui n’est bien sûr pas sur leur Bandcamp – et le fait que cet EP est quand même un peu cher, à $7 pour vingt-cinq minutes, je suis un peu déçu. Je me rattraperai peut-être sur Winter, un de ces quatre.

Quant au dernier, SETI, c’est une de ces bizarreries sur lesquelles je tombe régulièrement lors de mes passages à la Citadelle, le bar-metal de Genève. The Kovenant est un groupe norvégien qui fait de l’indus-electro-metal, un peu comme du Crematory ou du Rammstein, mais plus électro.

Avec septante-sept minutes et quatorze pistes, on ne peut pas dire que c’est un poids plume, sans même parler d’un style musical qui donne dans le plombé et le brutal. Mais bon, avec les deux références précitées, on ne s’attend pas à de la musique de chambre non plus.

L’ensemble est sympa, mais assez bateau – encore que, si on considère que SETI date de 2003, c’était peut-être plus original à l’époque. Mais bon, c’est un style que, curieusement, j’aime bien. Et puis ça peut faire une bonne addition pour une playlist « dancefloor pour metaleux ».

(Désolé, pas de preview; il y a des « vidéos », mais rien de légal.)

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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