Les restes du samedi: Forsaken World, Pseudo/Sentai, The Tirith

Forsaken World + Pseudo/Sentai + The Tirith

De nouveau pour cette rubrique du samedi, quatre albums de trois groupes qui sont objectivement biens, mais qui ne sont subjectivement pas à mon goût. À commencer par Forsaken World, groupe français que j’avais vu en concert au début du mois et qui propose du death-metal mélodique. Disons-le tout de suite: c’est plus death que mélodique.

Actif depuis 2010, le groupe a produit deux albums, qui sont disponibles sur BandcampAs Time Reflects Our End et Fragments. Si on aime le death-metal pur sucre, c’est plutôt bien foutu, mais comme j’ai tendance à plutôt préférer des trucs plus mélodiques, j’ai du mal sur la longueur; mais, même pour moi, il y a quelques morceaux qui valent le déplacement. Et puis c’est toujours cool de tomber sur des groupes régionaux qui font des trucs sympas.

Pseudo/Sentai est un groupe américain qui donne dans le rock progressif expérimental, que j’ai découvert suite à une chronique de Angry Metal Guy. Pour tout dire, leur dernier album en date, Bansheeface, me fait penser à une version non-metal du Songs for Insects de Thought Industry.

C’est volontairement très décousu et discordant, mais pas dénué d’intérêt pour autant. Une petite moitié de l’album consiste en des titres plutôt mélodiques et très sympas, mais dès que le groupe force trop sur la molette « expérimental » – et, soyons clairs, des fois ça monte jusqu’à 11 – ça devient très dur pour moi de m’accrocher au truc. Quelque part, c’est un peu de l’approche punk appliquée au prog.

Bansheeface s’écoute sur Bandcamp; il est aussi dispo au téléchargement pour $7.

The Tirith est un groupe anglais qui, lui, lorgne sérieusement vers le rock psychédélique des années 1970, avec des inspirations hard-rock et rock progressif. Son album, Tales from the Tower, recommandé par ProgCritique, mélange toutes ces influences avec plus ou moins de bonheur.  Il faut savoir que The Tirith a une histoire qui remonte à ces mêmes années 1970 – époque à laquelle il s’appelait Minas Tirith – ce qui explique bien des choses, notamment des titres très typés fantasy.

Le résultat est parfois très sympa, mais pas toujours. Là encore, c’est une question de mélange: quand il s’agit de flirter avec le prog, voire le prog-folk du début des années 1970, je suis plutôt pour. Malheureusement pour moi, le groupe donne aussi dans le pop-rock psychédélique, qui me branche moins. En fait, la musique de The Tirith a de l’effet sur mes sourcils – levés par intérêt, froncés par agacement – mais pas vraiment sur le reste de ma personne.

L’ensemble est finalement très plan-plan, très lisse; pas complètement inintéressant, mais pas passionnant non plus. Vous pouvez vous faire une idée sur Bandcamp, où l’album est à l’écoute et au téléchargement (pour la modique somme de £7).

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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