Last Chance to Reason/Selene/Vly

Les restes du samedi: Last Chance to Reason, Selene, Vly

Hop, commençons la nouvelle année en reprenant les pratiques de la précédente avec cette troisième édition des “restes du samedi”, avec aujourd’hui trois mini-chroniques d’albums pas mauvais, mais pas suffisamment enthousiasmants pour que je me lance dans un billet entier.

Par ordre alphabétique, commençons avec Last Chance to Reason et son album Level 3. Découverte suggérée par Clair & Obscur dans la catégorie “métal progressif extrême”, ce groupe américain propose en effet un métal très, très technique, très complexe et très bordélique. Très, comme dans “trop”.

Pour être totalement honnête, j’ai hésité à faire une chronique complète de cet album, mais je n’arrive pas à en dire autre chose que “parfois, c’est cool, mais seulement parfois”. La musique de Last Chance to Reason est juste trop superlative dans la technique pour mon goût, mais si vous aimez votre métal progressif sous forme ultra-technique, n’hésitez pas à y jeter une oreille.

J’aurais dû me méfier de la suggestion de Fred Bezies sur The Forgotten, de Selene, groupe de métal symphonique nord-irlandais. Non que Fred soit de mauvais conseil, mais le métal symphonique, surtout à chant féminin, a tendance à créer une myriade d’émules de Nightwish avec plus ou moins de compétence. Ici, comme vous aurez pu le deviner, c’est plutôt moins.

Le souci, c’est qu’autant des genres comme le heavy-metal, le hard-rock ou le punk peuvent s’accommoder d’un certain flou (artistique) dans la gestion des compositions, autant ce genre d’improvisation sied mal au métal symphonique. Bon, l’album n’est pas catastrophique non plus et il a quelques bons moments, mais l’ensemble n’est pas vraiment impressionnant.

Finalement, I / (Time) de Vly est un album que j’ai acheté sur un coup de tête à Gibert Musique en novembre et qui, maudit par son positionnement alphabétique et par son rock progressif sans trop de relief, végète depuis au fond de ma liste de lecture musicale.

C’est dommage, parce que Vly est une sorte de supergroupe, ou à tout le moins un projet transfrontalier réunissant quelques pointures du prog européen et américain et, au final, la musique ressemble à un rétro-prog inspiré de Pink Floyd, période molle. Ce n’est pas désagréable, notez, mais ce n’est pas très engageant non plus.

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