Rise of Avernus: L’Appel du Vide

Rise of Avernus: L’Appel du Vide

Je sais que je vous ai beaucoup parlé d’excellents groupes français, ces derniers temps, mais les plus chauvins de mes lecteurs d’outre-Chancy vont devoir se faire une raison: Rise of Avernus est un groupe australien de death métal symphonique et progressif, malgré le titre en français de son nouvel album, L’Appel du Vide.

Pour être plus précis, la musique de Rise of Avernus est plutôt à classer du côté du death symphonique, encore que, dans cet album, il incorpore également des éléments de métal progressif, voire de jazz-funk. Les Australiens n’ont pas l’air très doués pour faire des choses simples, même si ceux-ci sont incontestablement doués tout court.

L’Appel du Vide ne compte que huit pistes, pour un total de quarante-quatre minutes et quarante-quatre secondes – à croire qu’ils l’ont fait exprès. Si l’on excepte le morceau titre qui ne fait qu’une minute quarante, les autres morceaux oscillent entre cinq et sept minutes et demie. On est donc dans une forme de moyenne pour le genre.

Pour ce qui est de la forme, c’est autre chose: si les éléments familiers sont présents – gros riffs qui tâchent, orchestre symphonique grandiloquent, voix masculine death et voix féminine claire – on les trouve dans des configurations qui sont moins classiques, des constructions complexes et des tableaux qui, parfois, sortent complètement des sentiers battus.

On citera par exemple le final de « The Mire », façon cirque, ou l’instrumental très atmosphérique du morceau-titre, suivi par le violon solitaire de « Ethereal Blindness » ou encore le saxophone final de « Embrace the Mayhem ». On ne peut pas dire que Rise of Avernus cherche la facilité et, même si c’est album ne touche pas à 100% sa cible, il a néanmoins l’intérêt de sortir des sentiers battus.

Les musiciens donnent clairement l’impression de connaître leur sujet et la production n’est pas en reste, offrant un bon gros son des familles, comme il sied à du métal symphonique. Les compositions ne semblent néanmoins pas toujours entièrement maîtrisées et certains passages tombent un peu à plat. C’est sans doute le prix à payer pour leur complexité et gageons qu’il ne s’agit là que d’un défaut de jeunesse, que le groupe saura corriger.

Si on cherche du métal symphonique original, L’Appel du Vide est un album qui ne laisse pas indifférent. Rise of Avernus a encore quelques progrès à faire pour être au top de son potentiel, mais en l’état, cela reste un album impressionnant et bourré de qualités, que l’on peut écouter et télécharger sur le site Bandcamp de leur maison de disque, Aural Music.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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