RPGers 2018

RPGers 2018

Si on vous demande un jour quelle est la convention de jeu de rôle la plus paumée de Francophonie – les Chimériades étant hors concours, parce que la paumitude fait partie du concept – je vous suggère de mentionner RPGers, surtout si on pose un ratio fréquentation/éloignement.

En effet, RPGers se déroule à Plaisance-du-Gers, village de 1 500 habitants quelque part entre Tarbes, Auch et Pau, dans le Sud-Ouest français. Pour y arriver, c’est déjà en soi une aventure qui, pour ma part, se résume par une heure de vol entre Genève et Toulouse, une heure et demie de train entre Toulouse et Tarbes et une heure de voiture entre Tarbes et Plaisance.

RPGers: les tentes de jeu derrière l’église.

C’est loin, mais c’est bien. Déjà, la région est plutôt sympa, verte et vallonnée, et le village plutôt cool, aussi. Ensuite, c’est devenu un des événements majeurs de la région et on a l’impression que les habitants voient aujourd’hui d’un plutôt bon œil la horde de rôlistes qui envahissent leur patelin, avec leurs t-shirts noirs et leurs tenues semi-fétichistes (que ce soit du côté des GNistes ou des amateurs de metal).

(Au reste, je n’ai pas pu m’empêcher de noter que, pour un petit village loin de tout, Plaisance compte quand même un bar-rock, un tatoueur et ce qui ressemble fort à une maison de disque spécialisée dans le jazz.)

J’y étais venu une première fois il y a trois ans et cette année, avec l’assistance de Céline, j’y suis revenu avec un vrai stand officiel 2D Sans Faces, avec du stock et tout. Peut-être un peu trop de stock, d’ailleurs. Oh, certes, on a pas mal vendu, mais surtout des « vieilleries » – genre, deux Nobilis – et, assez curieusement, peu de nouveautés,

RPGers 2018
RPGers: la salle des exposants (et des figurinistes)

C’est un peu dommage, parce qu’on avait mis le paquet sur les parties de Freaks’ Squeele: pas moins de sept sur les trois jours. Bon, j’avoue, j’aurais pu faire plus, mais je ne sais pas si c’est la fatigue du voyage, le côté ultra-accueillant de notre chambre d’hôte qui ne nous a pas incité à faire tard le soir ou le temps plutôt maussade vendredi et samedi, mais j’étais un peu moins au taquet que d’habitude. Ou alors je vieillis.

Il y a eu quelques couacs d’organisation qui ont fait sauter une huitième partie prévue, mais l’impression globale était que les gens étaient plutôt présents pour jouer que pour acheter. Après, c’est peut-être juste nous: les autres collègues semblent avoir plutôt bien turbiné.

Parce qu’à RPGers, on joue: une quarantaine de tables de jeu de rôle, entre les tentes autour de l’église et une des trois salles et pas loin de 150 parties sur les trois jours, une salle dédiée aux jeux de plateau et aux jeux en bois, une salle de rétrogaming, des figuristes, des grandeurs-nature en extérieur.

RPGers 2018
RPGers: La tente de la Astéria Karavan

Et ce sans compter les diverses animations, comme une tente orientale qui proposait des jeux anciens et du thé à la menthe, le concours d’énigmes dans tout le village, les concours de peinture sur figurines organisés par des arbitres sadiques, un espace détente avec canapés et BD, et même un concert d’orgue.

Et puis surtout, RPGers, c’est aussi une grosse équipe de bénévoles au taquet. L’accueil est de haut niveau, avec des repas qui font honneur à la tradition du coin – bon, la crêperie était bretonne, mais c’était très bon quand même – avec des bières artisanales. J’aurais juste tendance à chouiner sur l’état des sanitaires, rares et anciens.

Je pourrais conclure en disant que je reviens de RPGers avec une impression mitigée, mais ce ne serait pas exact. C’était globalement très chouette, je m’y suis bien amusé et cette impression positive est à peine obérée par quelques détails. C’est un peu chaud pour y aller, mais si vous avez l’occasion de vous organiser ce genre de virée, n’hésitez surtout pas: c’est cool.

La galerie d’images est désormais en ligne sur Flickr, toujours sous licence Creative Commons.


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Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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