RPWL: Beyond Man and Time

J’aime bien RPWL. C’était déjà le cas avant, avec leurs albums World Through My Eyes et The RPWL Experience, ça l’était encore plus depuis leur prestation satirique au Night of the Prog et c’est un fait définitivement acquis avec Beyond Man and Time, leur nouvel album studio.

RPWL, c’est du rock progressif à tendance néo-prog sans prise de tête: une part Genesis (pour les claviers), une part Marillion époque Fish (pour certaines ambiances et les guitares), une part Pink Floyd des derniers albums (pour la voix de Yogi Lang et les ambiances mélancoliques). Transposé sur Beyond Man and Time, ça donne un album d’un fort beau gabarit: onze morceaux pour septante-quatre minutes.

Ce que j’aime beaucoup avec RPWL, c’est qu’ils arrivent à balancer des mélodies immédiatement reconnaissables et, souvent, imparables, avec un certain détachement. C’est un peu du prog l’air de rien, l’air de ne pas y toucher. On n’y prête pas trop attention et paf! on se prend un « Unchain The Earth » en pleine tronche, ou « The Wise in the Desert », qui s’enchaîne sur le plat de résistance de l’album, l’exceptionnel « The Fisherman » sur plus de seize minutes.

Bon, si on vivait dans un monde parfait, ça se saurait; du coup, il y a des morceaux qui m’enthousiasment moins, comme « The Ugliest Man in the World », qui est un peu « the ugliest song on the album ». Mais c’est heureusement rare et, dans l’ensemble, très pardonnable.

Beyond Man and Time est donc, à mon avis, un des tous bons albums de ce début 2012: un petit bijou de néo-prog sans chichis, avec des inspirations classiques et un traitement original.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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