Saga

Le thème de Saga, bande dessinée de Brian K. Vaughan (scénario) et Fiona Staples (dessin), est classique: les amours contrariées de Alana et Marko, deux représentants de peuples en guerre, et la menace qui pèse sur le symbole qu’ils sont devenus, eux et Hazel, leur fille nouvellement née.

Sauf que cette histoire se déroule dans un monde de science-fantasy particulièrement à la masse, qui implique un chasseur de prime nommé The Will et son chat géant (qui miaule “lying” chaque fois que quelqu’un ment en sa présence; très pratique pour des négociations – ou pas), une autre chasseur de prime femme-araignée, plus un prince à tête de télévision (à la TV-kun de FLCL), une demi-baby-sitter fantômatique, sans oublier les beaux-parents et l’ex de monsieur.

J’ai entendu pas mal de personne dire que Saga, c’est du Star Wars pour grandes personnes; il y a un peu de cela. L’univers est foisonnant, bigarré, brutal et très organique; pas manichéen pour deux sous, par contre. Magie et technologie cohabitent, tant bien que mal et les vaisseaux spatiaux peuvent aussi bien être des merveilles de technologie que des arbres ou des crânes de dragon.

Les personnages battent en apparence tous les records de cynisme et, néanmoins, tentent de rester fidèles à leurs idéaux. Ce n’est pas toujours évident et comme tout le monde a pris le défaut “sombre secret” à multiples exemplaires, ça promet des discussions houleuses. Et tout le monde se tape dessus, baise, ou les deux. Parfois en même temps.

Personnellement, après lecture des deux premiers recueils parus en anglais (le troisième vient de sortir et une version française existe également), je dois dire que j’aime beaucoup. Le dessin de Fiona Staples est remarquablement adapté à cet univers et, si je n’avais pas particulièrement apprécié l’autre série phare de Vaughan (Y: The Last Man), je me régale avec son écriture sur Saga.

Sans aller jusqu’à hurler au chef-d’œuvre, je recommande Saga à tous les amateurs d’univers de science-fantasy fouillé et que les scènes de fornication ne rebutent pas. Il n’y en a pas tant que ça, mais les auteurs n’hésitent pas à en glisser quand ils le jugent nécessaires. Au-delà de ça, la narration (et le titre) promettent de l’aventure à grand spectacle et, pour le moment, ça tient parole.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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3 réponses

  1. Vert dit :

    J’ai très envie de la lire celle-là, mais évidemment elle n’est disponible dans aucune bibliothèque proche de chez moi, va falloir que je fasse un détour exprès un de ces 4 pour la récupérer…

  2. Brize dit :

    J’adore ton “un monde de science-fantasy particulièrement à la masse”: c’est tellement ça !
    Brize Articles récents…“Saga”, Brian K. VAUGHAN et Fiona STAPLESMy Profile

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