Santa & Cie

Santa & Cie

À quatre jours de Noël, catastrophe: tous les lutins du Père Noël tombent malade et Santa Claus doit sauter dans son traîneau et faire un “rapide aller-retour” sur Terre pour en ramener 92 000 tubes de vitamine C. Ainsi commence Santa & Cie, le film de Noël d’Alain Chabat.

Cette dernière phrase résume ce à quoi il faut s’attendre: c’est un vrai film de Noël à l’américaine, avec le Père Noël, des enfants et des bons sentiments qui triomphent de l’adversité (on échappe à la traditionnelle histoire d’amour, c’est déjà ça).

Mais c’est aussi un film d’Alain Chabat (avec ce dernier dans le rôle-titre). Ce qui implique beaucoup, beaucoup de décalage. Santa Claus est un personnage lunaire, qui ne comprend rien au monde moderne – à commencer par la notion d’argent – et qui se retrouve en tôle moins d’une heure après avoir garé son traîneau.

Heureusement pour lui, il tombe sur un avocat plutôt gentil et sa petite famille: Thomas, Amélie, Maëlle et Mathys. Enfin, c’est une bonne nouvelle pour lui, moins pour la famille, qui doit jongler avec deux boulots pour survivre et qui, en plus, doit gérer une belle-famille plutôt insistante et un frère spécialiste des plans foireux.

Honnêtement, nous ne nous attendions pas à grand-chose avant d’aller voir ce film – le soir de la veille de Noël, bien entendu. Ou plutôt, si: si on avait été alléchés par la bande-annonce et par le fait qu’en général, avec Alain Chabat, on est rarement déçus, le côté “film de Noël” nous laissait dubitatifs.

Points positifs: on a beaucoup ri. De ce point de vue, si l’ex-Nul a gagné une barbe blanche avec l’âge – oui, c’est sa vraie barbe – il n’a pas perdu son sens du gag. Entre le pauvre Santa perdu dans un Paris qu’il ne comprend pas – et qui découvre qu’il ne comprend pas vraiment les enfants, non plus – et la critique sociale en creux, il y a d’excellents moments dans Santa & Cie.

Qui plus est, le film ne fait pas semblant niveau spectaculaire et effets spéciaux et n’a pas grand-chose à envier aux superproductions américaines – à part peut-être les rennes, qui font un peu trop peluches animatroniques.

Cela dit, il ne faut pas en attendre plus. Le genre a ses limites et Santa & Cie n’est pas trop gagesque, ni trop transgressif. C’est du divertissement familial, calibré comme tel, avec des bons sentiments et un happy end.

Si l’humour d’Alain Chabat vous amuse et que vous n’avez peur d’aller voir un film plutôt gentillet, Santa & Cie remplit le contrat.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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1 réponse

  1. 05/01/2018

    […] le dit le sieur Alias qui parlait du film il y a quelques jours, oui c’est un film de Noël, mais c’est aussi un Chabat. Et […]

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