Secret World Chronicles, book one: “Invasion”

Invasion est un autre de ces bouquins que j’ai récupéré au hasard d’un Humble Bundle et que j’ai attaqué sans à priori. C’est sans doute une bonne chose: si j’avais su de quoi il s’agissait, j’aurais sans doute passé mon chemin et raté quelque chose.

Oh, pas quelque chose de transcendant, non plus, mais un concept sympathique dont ce Invasion n’est que le premier tome – un tome néanmoins mahousse, puisque tutoyant les 4000 pages sur mon téléphone. Pour comparaison, c’est plus que l’intégrale des Lames du Cardinal.

Pour résumer, Secret World Chronicles est un projet commun à une palanquée d’auteurs américains, autour de Mercedes Lackey, diffusé dans un premier temps sous forme de podcasts et qui semble avoir pris naissance dans l’univers du MMORPG City of Heroes.

On a donc un univers de super-héros contemporains qui, soudainement, se retrouve attaqué par un adversaire implacable. Des Nazis de l’espace. Non, je ne plaisante pas. Ah, et il y a aussi une trame secondaire avec une sorcière aux prises avec des vampires dans le New York des années 1970. Tant qu’à faire.

Si, à ce stade, votre cerveau est peuplé d’abréviations du genre OMGWTFBBQ, je vous rassure tout de suite: vous n’êtes pas le seul. Surtout que la trame secondaire apparaît en plein milieu de la principale, comme un cheveu sur la soupe, ou peu s’en faut, et surtout sans lien apparent.

Je soupçonne qu’il y a une méthode à cette folie apparente et que l’accumulation de clichés pulp indiquent que Secret World Chronicles est une satire – ou, plus probablement, un hommage – au genre, remis au goût du jour avec un contexte résolument moderne.

Et si je vous en parle après m’être donc tartiné un wagon de pages, c’est bien parce que j’ai plutôt trouvé ça chouette. Déjà, c’est bien rythmé: quand ça bastonne, ça ne fait pas semblant; les Nazis en armure d’assaut ultratech et leurs plateformes antigravité, ça aide à mettre de l’ambiance. Ça charcle aussi pas mal: un bon paquet de personnages finissent le premier tome en petits tas de cendres.

Après, il ne faut pas y chercher un chef-d’œuvre, qui va révolutionner le petit monde de la SFF. Le fait que ce soit à l’origine un podcast fait qu’on lorgne ici vers les feuilletons radiophoniques de la première moitié du XXe siècle, en visant une forme de divertissement populaire qui ne brasse pas des grands Concepts à Majuscules, mais qui ne prend pas non plus le lecteur/auditeur pour un imbécile.

Il y a quand même des trucs que j’ai du mal à comprendre, comme l’inclusion de toute la – longue – trame new-yorkaise et pourquoi un des personnages principaux passe de “vivant” à “mort” dans l’intervalle.

Il n’empêche que j’ai trouvé l’ensemble plutôt plaisant à lire. Si l’on excepte le côté cliché jusqu’à la moelle (si je fais le coup des Nazis de l’espace à mes joueurs, je suis à peu près sûr qu’ils me jettent des objets lourds à la tête), c’est bien écrit et prenant. À recommander à ceux que les histoires super-héroïques intéressent.

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