"Seeds of New Earth" de Mark Healy

“Seeds of New Earth”, de Mark Healy

Après avoir écouté la version musicale de After de Winter, j’ai tout naturellement eu envie de lire la suite de la trilogie post-apo The Silent Earth de Mark Healy, à commencer par Seeds of New Earth, le deuxième volume.

Si After the Winter avait un petit côté Mad Max avec ses terres dévastées, parcourues par les derniers “synthétiques” en état de fonctionner, à la recherche de pièces détachées, Seeds of New Earth est plutôt dans une veine survivaliste, mais également plus positive.

Brant, le protagoniste et narrateur du premier tome, travaille désormais avec sa collègue Arsha pour tenter de ramener la vie organique – et, à terme, l’humanité – sur une planète ravagée par dix ans d’un Hiver qui a presque tout tué.

Leur but ultime, c’est de ramener des humains à la vie: la corporation pour laquelle ils travaillaient, avant la guerre, trimbalait pas mal de secrets, à commencer par une banque de spécimens vivants, cryoconservés – dont des embryons humains.

Ce ne sont pas les seuls secrets qui remonteront à la surface dans ce deuxième volume: Brant et Arsha vont devoir gérer leurs propres problèmes, en plus de la difficulté d’élever des enfants dans un environnement en ruine, sujet aux catastrophes diverses et en marge d’un conflit entre Maraudeurs et Ascension, une milice de synthétiques.

À vrai dire, une grande partie de ce deuxième tome est consacré aux relations entre les deux personnages principaux – “synthétiques” et pourtant aussi humains que les vrais humains. Ces deux-là portent leur lot de cicatrices psychiques.

Le problème, c’est qu’à force d’être quasi-systématiquement “sous-jouée” par l’auteur, la spécificité d’êtres artificiels des deux protagonistes a tendance à disparaître dans la trame de l’histoire. Ce qui est sans doute voulu, mais qui pose tout de même un souci: l’histoire perd du coup une partie de sa saveur.

Quelque part, ce volume souffre du défaut d’être le “volume du milieu” dans une trilogie: l’effet de surprise du premier tome est passé et l’auteur y met en place des éléments que j’imagine importants pour le troisième, mais il y a tout de même une baisse de rythme et d’enjeux.

Cela dit, The Silent Earth n’a pas vraiment vocation à être une série d’action. À l’image de la musique de Hibernal, elle se situe plus dans un registre contemplatif – ou à tout le moins d’ambiance. Et, de ce point de vue, c’est plutôt réussi.

Dans la foulée, j’ai attaqué le troisième tome, The Fires of Yesterday, dont je vous reparlerai prochainement, mais je peux déjà vous dire que The Silent Earth se présente comme une bonne série de SF/post-apo, avec des thèmes originaux et un traitement tout en nuances.

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