Serenity: Codex Atlanticus

Serenity: Codex Atlanticus

Les Autrichiens de Serenity sont de retour avec un bon gros gâteau au métal symphonique, intitulé Codex Atlanticus. Et, comme souvent avec ce groupe – et ce style musical – il y a du convenu-mais-plutôt-cool et du nettement moins bon.

Trois ans après War of Ages, c’est le cinquième album du groupe (en douze ans), dans un style qui, comme toujours, rappelle celui de Kamelot, un métal symphonique musicalement épique, mais avec une voix masculine plus mesurée.

Codex Atlanticus compte onze pistes, plus trois bonus sur le CD. Tous les morceaux sont calibrés entre quatre et cinq minutes, pour un total d’un peu plus d’une heure, bonus compris.

Entre cet album et le précédent, le groupe a changé de guitariste et s’est aussi séparé de sa chanteuse française, Clémentine Delauney – qu’on a pu écouter depuis avec Melted Space. Du coup, s’il y a encore des vocaux féminins sur quelques pistes, ils sont le fait de chanteuses invitées: Amanda Sommerville et Natasha Koch.

Je ne sais pas si c’est une conséquence de ces changements, mais le fait est que je n’ai pas été particulièrement impressionné par Codex Atlanticus. Autant War of Ages était sympa, autant celui-ci me paraît plus convenu.

S’il y a quelques morceaux qui poutrent bien, comme « Follow Me » – qui ouvre l’album, juste après l’instrumental-intro-morceau-titre – ou le très symphonique « Iniquity », il y en a aussi quelques-uns plus mauvais, avec une mention spéciale pour « The Perfect Woman », qui pousse le mauvais goût jusqu’à piquer des riffs à de la pop latino.

Même si je soupçonne qu’à force d’écouter des groupes du genre « Blind Rhapsody of Kamelot », je dois commencer à friser l’indigestion de symphonique, je ne mettrai pas ce Codex Atlanticus sur le haut du panier. Serenity m’a habitué à mieux et, au vu de la saturation du genre, ils ont intérêt à resserrer les boulons pour leur prochain album.

Ces réserves mises à part, c’est objectivement un album très correct, qui mérite qu’on lui jette une oreille. Les bonus du CD sont pas mal non plus, notamment « Sail » et son duo avec Natasha Koch.

Bonus, la vidéo de « Follow Me »:

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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2 réponses

  1. K von Murphy dit :

    Effectivement, ça ressemble beaucoup au précédent…

  2. John Alright dit :

    Le clip Follow Me n’est pas mal, mieux que je le pensais en fait… pour le reste je n’ai pas eu encore l’occation de l’écouter.
    John Alright Articles récents…Un interphone vidéo avec scs-laboutique.My Profile

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