Serenity: War of Ages

J’ai l’impression qu’il y a, entre Kamelot et Serenity, une sorte d’accord: une année, ce sont les premiers qui sortent un album et l’autre, les seconds. Cette année, c’est le tour de Serenity, qui nous balance, avec War of Ages, sa nouvelle fournée de power-métal symphonique.

Il faut dire ce qui est: Serenity sait y faire. En quatre albums, son métal symphonique – agrémenté pour l’occasion de la voix féminine de Clémentine Delauney, ex-Whyzdom – s’est affiné pour devenir l’égal des meilleurs la branche. En même temps, c’est un peu là où le bât blesse: à force d’être l’égal, il ressemble comme deux gouttes de mercure à ce que fait la concurrence.

Avec War of Ages, le groupe poursuit sur sa lancée « épique à grand spectacle » inaugurée sur Death & Legacy (tout en abandonnant, fort heureusement, le style Harlequin med-fan pour la pochette). Les douze pistes de l’album totalisent près d’une heure, en comptant les deux bonus (dont un qui aurait mérité de rester dans les tiroirs, à mon avis); ce sont donc des morceaux plutôt courts, entre cinq et sept minutes.

De façon générale, et si on laisse de côté les considérations sur l’originalité du genre et de sa présente exécution, c’est un album très solide, avec une palanquée d’excellents morceaux, comme « Wings of Madness », « Shining Oasis », « Age of Glory », « The Matricide » (sans doute le meilleur de l’album, avec un splendide duo).

Il compte aussi une pincée de slows langoureux (« For Freedom’s Sake », notamment) qui me rappellent que, même quand j’avais l’âge (et les boutons qui allaient avec), je n’aimais pas ça. Fort heureusement, ces moments sirupeux sont rares et le reste de l’album est plutôt du genre à ruiner les cervicales.

War of Ages est donc un excellent album de métal symphonique qui ravira les amateurs du genre à un niveau primal: ça poutre, c’est épique, c’est bien fait. Après, je crains que l’école germanique ne commence un peu à tourner en rond. Il serait peut-être temps que ces messieurs-dames se renouvellent un peu – allez, on se donne rendez-vous au prochain album?

En bonus, la vidéo de « Wings of Madness », morceau qui ouvre l’album et qui envoie assez de bois pour reforester l’Amazonie entière, hélas desservi par un clip perclus de clichés med-fan que c’en est limite honteux:

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

Vous aimerez aussi...

1 réponse

  1. K von Murphy dit :

    Mouais, ça s’écoute, c’est bien réalisé, mais il manque le « petit quelque chose » que je trouve dans Nightwish ou le dernier Within Temptation. Et c’est plus lisse que la pochette (très travaillée, assez étonnante) ne le laisse supposer. Ou je commence à être blasé ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

CommentLuv badge

%d blogueurs aiment cette page :