« Seven Surrenders » d’Ada Palmer

« Seven Surrenders » d’Ada Palmer

Or donc, après Too Like the Lightning, j’ai attaqué Seven Surrenders, d’Ada Palmer. Oui, je sais que ce n’est pas très malin d’attaquer aussi vite le deuxième volume d’une tétralogie dont le dernier volume n’est pas attendu avant l’année prochaine.

Mais bon, j’ai survécu à Harry Potter en commençant à l’époque où il n’y avait que trois tomes, je peux bien attendre la fin de Terra Ignota encore un peu.

Il se trouve aussi que Too Like the Lightning et Seven Surrenders forment un diptyque au sein de la série, donc je me suis dit, allez hop! Même pas peur!

Le monde de Terra Ignota est une utopie: on est en 2454, les dix milliards d’habitants vivent en paix depuis près de trois siècles. La société a banni les notions de genre et de religions, ainsi que la faim, la misère et la plupart des malades. Une utopie, vous dis-je.

En apparence, tout au moins, car la fin de Too Like the Lightning révélait un des sombres secrets de cet univers. Et les révélations ne s’arrêtent pas là: Seven Surrenders, c’est avant tout l’histoire de mensonges qui éclatent à la face du monde et qui menacent de tout emporter sur leur passage.

Seven Surrenders, pourrait aussi se résumer par « une histoire de cul fout en l’air trois siècles de paix ». La nature humaine résumée en une phrase – encore que trois siècles, c’est quand même un joli score.

Le cœur de ce tome, c’est un invraisemblable chapitre central dans une maison close du XVIIIe siècle, reconstituée en plein Paris. Sans trop en dire, on a droit à une rafale de révélations tout plus rocambolesques les unes que les autres, dans une ambiance qui rappelle plus les feuilletonistes du XIXe siècle que le siècle des Lumières.

Après, le bazar tourne au vinaigre.

On retrouve dans Seven Surrenders tous les ingrédients présents dans Too Like the Lightning, à commencer par Mycroft, le narrateur le moins fiable du monde. OK, j’exagère un peu (Bob Howard n’est pas mal non plus dans le genre), mais l’animal joue avec son lecteur – que ce soit celui qu’il imagine pour ses chroniques ou celui qui tient le bouquin en vrai.

Après, il y a pas mal de choses qui sont un chouïa too much dans cet ouvrage. Toute histoire autour de Bridger et de J.E.D.D. Mason fait un peu « pièce rapportée », mais j’ai bon espoir qu’Ada Palmer nous en donne une explication satisfaisante par la suite.

Comme pour le premier tome, il faut aussi accrocher au style narratif. Mycroft a décidé de faire de son histoire un ouvrage dans le style des auteurs du XVIIIe siècle des Lumières. Ça donne quelque chose de souvent brillant, mais parfois aussi d’abscons. Vu que j’en ai lu quelques-uns de ce calibre pendant mes études, ça ne me dérange pas trop, mais il faut s’y faire.

Malgré tous ces défauts, Seven Surrenders confirme l’excellente impression que j’avais eue avec Too Like the Lightning et si, effectivement, il conclut une forme de diptyque, il est loin de former une histoire complète. La suite, donc, avec The Will To Battle, troisième tome. Mais pas tout de suite.

D’autres avis sur ce tome chez L’épaule d’Orion, Juste un mot, Blog-o-Livre, Gromovar, La vie page à page, entre autres.

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