Seventh Harmonic / Keltia / Monica Richards / Corvus Corax à Trolls & Légendes

Dernier jour de Trolls & Légendes, dernière fournée de concerts. Cette fois-ci, histoire de changer, j’ai réussi à voir le débuts de la plupart des groupes, mais c’est la fin que j’ai ratée. Sciemment, je précise: non que les groupes étaient mauvais, mais qu’ils ne m’inspiraient pas tant que ça. Par exemple, les Britanniques de Seventh Harmonic, avec leur folk planant: sympa, mais ça ne bouge pas beaucoup. Les Belges de Keltia, par contre, proposaient un pagan-folk plus animé, notamment grâce au renfort de leurs congénères d’IlianA, mais sans plus (cela dit, mes félicitations au violoniste pour la demande en mariage; pour la petite histoire, elle a dit oui).

L’arrivée sur scène de Monica Richards, chanteuse de Faith and the Muse et égérie gothique, a été l’occasion d’un moment particulièrement conceptuel, avec une musique calquée sur un film projeté en même temps. Le genre de film muet que l’on projette pendant un concert gothique, c’est dire si c’est conceptuel! C’est un petit peu du Dead Can Dance, en encore plus obscur, mais avec une danseuse; pas que ça rende l’ensemble moins obscur, mais ça agrémente.

Autant dire par contre que c’est le dernier groupe, tête d’affiche du festival, qui était largement le plus attendu: Corvus Corax, le groupe qui fait du rock avec de la musique médiévale. Déjà, le truc qui change par rapport aux trois précédents groupes, c’est qu’on avait pour une fois pas l’impression d’entendre des instruments qui n’étaient pas sur scène: fi des samples et autres éléments pré-enregistrés, Corvus Corax ne cache rien. En tous cas, certains des membres du groupe eux-mêmes ne cachaient pas grand-chose…

Déjà, en temps normal, Corvus Corax, c’est quatre cornemuses en façade et trois percussionnistes. Autant dire que dans le genre puissant, ça donne un son qui fait frémir les chaussettes. Il y a là dedans suffisamment d’énergie pour faire fuir une légion romaine ou douze et arrêter net une charge des éléphants d’Hannibal. Il y a même de quoi presque faire danser tonton Alias, c’est dire! Pour info, pas mal des membres du groupe se retrouvent dans Tanzwut, qui en est un peu la version métal-avec-grosses-guitares (parce que même sans grosses guitares, Corvus Corax c’est déjà vachement métal).

Final en fanfare donc pour un festival musicalement très riche et passablement varié. Reste à voir si mes expériences en concert se concrétisent au format album ou si, comme je le crains un peu, le genre folk-rock médiévalo-païen est surtout sympa en concert. En attendant, vous pouvez toujours aller voir ma galerie d’images toupourrites sur Flickr.

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IlianA / L’Effet Défée / Faun à Trolls et LégendesTrolls & Légendes 2011

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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2 réponses

  1. Ghislain dit :

    Corvus Corax est très chiant en album, c’est répétitif mais j’adore les voir sur scène même si humainement, je ne peux pas les encadrer.

    Par contre, les albums de Faun sont très bien, et la musique plus intéressante que sur scène où il font beaucoup de morceaux pour l’ambiance et pas forcément pour leur qualité.

    @ dans deux ans !

    Ghislain

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