Shoot’em Up

Au festival du film sans scénario – ou, à tout le moins, dont le résumé peut tenir sur la tranche d’un ticket de bus – Shoot’em Up a toutes ses chances! Un type dégomme une pelletée de fâcheux de façon exotique pour sauver un bébé et… ben, c’est à peu près tout.

Oh, bien sûr, vous trouverez quelques éléments vaguement scénaristiques pour expliquer le pourquoi du comment, mais, franchement, on s’en fout. Les gentils et les méchants sont clairement identifiés dès le départ: il y a là le gentil, un semi-clodo qui est capable d’émasculer une musaraigne à un kilomètre et qui bouffe des carottes (un critique l’avait comparé à un Bugs Bunny trash); le méchant, un tueur à gages observateur, opiniâtre, qui passe sa vie au téléphone avec sa femme; la fille, Monica Belucci.

Après, vous avez un concours pour trouver la manière la plus exotique de mettre des sbires hors de combat, de la violence parfois trash et souvent très grotesque, des flots d’hémoglobine sur la caméra, des poursuites en voiture, le tout baignant dans un climat d’invraisemblance très cartoonesque (la référence à Bugs Bunny n’est pas innocente). On y rit beaucoup et on en ressort en étant sûr que les auteurs ont voulu se faire plaisir. C’est réussi!

Excellente mise en bouche avant une partie de Feng Shui!

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :