Sigur Rós: Valtari

Si vous cherchez le contraste maximum avec les derniers albums chroniqués ici-même, ne cherchez pas plus loin que Valtari, le petit dernier de Sigur Rós. Le quatuor islandais, catalogué “post-rock” faute de mieux, nous livre ici une galette dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle donne dans l’ambiante.

Disons qu’à côté de cet album, leur précédent (l’intranscriptible Með Suð Í Eyrum Við Spilum Endalaust) fait figure d’hystérie bruitiste passée en accéléré. Valtari, c’est minimaliste et éthéré, avec autant de batterie dans tout l’album que dans trente secondes de Dream Theater. 

Huit morceaux plutôt longs – entre cinq et huit minutes – composés d’ambiances mélancoliques au synthé et piano, survolés par la voix de Jónsi. Ça ne remue pas beaucoup, donc (à part le final de “Varúð”), mais ce n’est pas vraiment le but.

Ce genre de musique, aux antipodes du rock traditionnel et même de la pop, est une sorte de goût acquis. Moi, j’aime bien, et si vous voulez découvrir l’ambiance particulière qui se dégage des albums de Sigur Rós, Valtari est un album très agréable et reposant. Vieux vaut juste ne pas y chercher ce qui ne s’y trouve pas.

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