Silverlane: My Inner Demon

Silverlane est un groupe de power-métal mélodique allemand et leur dernier album s’appelle My Inner Demon.

Techniquement, cette seule phrase pourrait suffire en guise de chronique si j’avais envie de faire ma grosse feignasse. Cela dit, c’est vrai que Silverlane n’a pas grand-chose de très original à proposer par rapport aux pointures du genre, comme Kamelot (pour citer un autre groupe de power-métal allemand).

Sinon peut-être que c’est un groupe qui a quinze ans d’existence (ce qui n’est pas très original) et que son batteur – Simon Michael, qui est plus connu pour son rôle dans le groupe de métal médiéval Subway To Sally – avait alors onze ans (ce qui l’est plus). Qui plus est, c’est une affaire de famille, vu que le Simon en question est accompagné par sa soeur Dodo (aux claviers) et son frère Chris (à la guitare).

Tout ceci est bien beau, jolie anecdote et tout ça, mais ça ne veut pas automatiquement dire que l’album est décent. Je veux dire, moi aussi quand j’avais quatorze ans je jouais du synthé. J’espère juste qu’il n’existe plus le moindre enregistrement de cette époque: personne n’a mérité ça.

Dans le cas de Silverlane, cet album, malgré tous ses airs de déjà-vu et de déjà-entendu, est d’excellente tenue. Il y a certes des bouts qui rappellent beaucoup de glorieux anciens (je ne sais pas pourquoi, chaque fois que j’entends un morceau qui a le même titre qu’un morceau d’Iron Maiden, comme “Flight of Icarus”, j’y trouve des influences maidenesques). Pas mal de bouts, même.

Mais on a affaire à des musiciens qui savent de quoi ils parlent et par quel bout se tient une guitare et comment on fignole des morceaux qui font des gentils gouzis dans l’oreille des métaleux (ceux qui supportent le mélodique, en tous cas). Des morceaux comme le précédemment cité “Flight of Icarus”, le morceau-titre “My Inner Demon”, “Kingdom of Sand” ou “The Dark Storm”, dépotent bien.

Sans transcender quoi que ce soit, Silverlane a réalisé avec My Inner Demon un album de power-métal mélodique de très bonne facture. La révolution du genre attendra des jours meilleurs, mais il fera très bien l’affaire en attendant.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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1 réponse

  1. François dit :

    Heureusement que je t’ai connu à 20 ans 😉

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