Soen: Tellurian

Soen: Tellurian

Quelque peu échaudé par Cognitive, un premier album semi-décevant, j’ai hésité avant d’acheter Tellurian, le second opus de Soen. Bien m’en a pris: ce super-groupe qui recrute chez Opeth, Death et Amon Amarth (entre autres) a sorti ici un petit bijou de métal progressif, entre Tool, Porcupine Tree et Riverside.

En fait de métal progressif, il faudrait plutôt dire que Soen louvoie le long des frontières floues entre le métal progressif et le rock progressif contemporain, avec des constructions très complexes soutenus par des rythmiques acrobatiques et des riffs en bourrinium massif.

Par rapport à Cognitive, Tellurian réussit l’exploit de ne pas faiblir en rythme ni en intensité tout au long de ses neuf pistes, qui oscillent entre cinq et neuf minutes (si l’on excepte les trente-sept secondes de “Komenco” qui sert d’intro à l’album).

Soen enchaîne des morceaux de très haute tenue, avec un mélange quasi-parfait entre complexité technique et émotion et entre puissance et mélodie. Difficile de trouver dans l’ensemble un morceau qui soit réellement plus faible.

L’appréhension qui dominait à la première écoute a vite été dissipée par la qualité de Tellurian: c’est un excellent album de rock progressif – même un des meilleurs de l’année –, flirtant sans vergogne avec le métal et qui est impressionnant de technicité et de maîtrise. À écouter d’urgence.

Bonus: “Tabula Rasa”, un clip révolutionnaire.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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