Solo (A Star Wars Story)

Solo: A Star Wars Story

Les soirées ciné en début de semaine, ce n’est plus trop dans nos habitudes, mais ma dame avait “un plan” pour aller voir Solo, le dernier film en date de l’univers Star Wars. En fait de plan, il s’agissait d’aller faire la claque pour des amis de l’académie locale d’escrime au sabre laser. Heureusement qu’on est venus, d’ailleurs, parce que la salle était un peu vide.

Solo, c’est l’histoire d’un gamin des rues prénommé Han, qui vit sur Corellia, un des grands chantiers spatiaux de la galaxie. Oui, au passage, on reste dans le créneau “une planète, un climat / une spécialité”, mais passons. Un jour, il parvient à fuir sa vie de crime en s’engageant dans l’armée impériale, mais il doit abandonner son amour de jeunesse, Qi’Ra.

Vu que le jeune Han, rebaptisé “Solo” par l’administration militaire, a une grande gueule et peu de goût pour la discipline, il se fait virer de l’académie de pilotage et se retrouve dans les tranchées. Là, il tombe par hasard sur des aigrefins qui montent un gros coup et parvient à se joindre à eux, non sans mal. Au passage, il embarque un compagnon de cellule, un wookie nommé Chewbacca.

Bon, on ne va pas se mentir: Solo est loin d’être le meilleur film Star Wars que j’aie vu à ce jour. Ce n’est pas non plus du niveau de la trilogie-préquelle, mais j’ai l’impression que réalisateur (Ron Howard), auteurs et acteurs ont décidé de se faire un film à la fraîche, sans se prendre la tête avec des meta-histoires compliquées et des thèmes profonds.

Du coup, on a un rôle-titre grande gueule, casse-cou, ambitieux, un poil naïf, mais qui apprend vite, qui se retrouve dans un film de casse avec une ambiance pulp-western et un contexte de science-fantasy bien connu (avec sa technologie des années 1980), mais vu au ras du sol. Tout le bigntz Empire-Rebelles-Force-Jedi-Sith-Gnagna apparaît plus sous forme d’éléments de décor – parfois très encombrants – et ce n’est pas plus mal.

Somme toute, j’ai trouvé que ça fonctionnait plutôt bien. Il y a de l’action par pelleteuse, un rythme soutenu, des moments de bravoure et plein d’éléments iconiques: Han Solo lui-même, bien entendu, mais également Chewbie, le superclasse Lando Calrissian, le Millenium Falcon (vous ne l’aurez jamais vu aussi propre, mais ça ne durera pas). Plus quelques clins d’œils pour les fans.

Il y a tout de même pas mal d’éléments qui semblent plutôt gratuits. N’étant pas non plus un fan assidu de la saga, il est possible que ce soient là des clins d’œils destinés aux turbofans de l’univers étendu plus-plus-fois-deux. Mais ce sont plus des questions de détails, rien qui ne gêne la lecture globale du film – qui est plutôt simpliste, d’ailleurs.

Il y a des gens qui trouveront Solo trop léger, d’autres qui chouineront sur les outrages que subissent les personnages légendaires qui y sont dépeints. Moi j’ai bien aimé, mais je suis en général bon public. Je l’ai trouvé anecdotique, mais amusant; en l’espèce, je n’en attendais pas grand-chose de plus.

Bonus: le trèleure officiel


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Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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1 réponse

  1. Imaginos dit :

    Je ne suis pas un ouarzie, mon avis sur les films (à part les deux ou trois plus anciens) est globalement négatif, j’ai fait sciemment l’impasse sur Rogue One, j’avais lu des avis plutôt négatifs sur Solo, mais tu as réussi à me donner presque envie de chercher à le voir lorsqu’il sera disponible en vidéo… (et je ne sais pas si je dois t’en remercier)
    Imaginos Articles récents…Le retour de la musique d’ascenseurMy Profile

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