Sólstafir: Berdreyminn

Sólstafir: Berdreyminn

J’allais ouvrir cette chronique en affirmant que les Islandais de Sólstafir sortaient des albums en rafale, ces temps-ci. Vérifications faites, ce Berdreyminn sort trois ans après leur précédent opus, Ótta. J’ai failli avoir l’air con. J’ai l’habitude. notez.

Comme je l’ai déjà dit précédemment, Sólstafir est un groupe qui, musicalement, ressemble à un croisement sauvage entre Sigur Ros et Fields of the Nephilim, avec des vrais morceaux de Pink Floyd dedans. Du metal progressif goth contemplatif, hurlé en islandais à la face du monde.

Dans sa version deluxe, Berdreyminn compte dix pistes entre quatre et huit minutes (et un silence d’une minute, « Svart Blóð ») pour une durée totale de plus d’une heure, ce qui est à mon goût un peu long.

Sans être aussi contemplatif que son prédécesseur, cet album n’est en effet pas des plus remuants. J’y retrouve aussi le même problème: le mélange prog/metal/goth est loin d’être tout le temps harmonieux. Certains morceaux ont un pur vibe nephilimien (« Ísafold », « Hvít Sæng »), d’autres sont franchement contemplatifs (« Hula »); il manque à cet album une forme d’harmonie.

Et puis j’avoue que je ne suis pas fan non plus de la voix: ces chants hurlés ont certes un côté rugueux qui colle bien avec l’ambiance, mais il y en a beaucoup et pas toujours à bon escient. À la longue, ça me lasse.

Cela dit, je ne déteste pas cet album pour autant. Il a une vraie ambiance, un caractère; la musiquer de Sólstafir a une réelle personnalité et, si cette personnalité n’est pas toujours plaisante, elle a le mérite d’être authentique.

En fait, je soupçonne que Sólstafir est un groupe que je suis principalement par intérêt intellectuel; le plaisir que m’apporte leur musique est plus cérébral qu’émotionnel, à moins que la nostalgie de la bande de Carl McCoy et ses cow-boys de l’apocalypse y soit pour quelque chose.

Je peux donc difficilement recommander Berdreyminn de bonne foi, mais je peux néanmoins vous encourager à y jeter une oreille sur Bandcamp.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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1 réponse

  1. Neoprog dit :

    Totalement amoureux de ce dernier Solstafir, contrairement à toi je trouve que la voix et l’Islandais font tout le charme de leur métal mélancolique et si Otta m’avait emballé malgré quelques longueurs, Berdreyminn arrive au parfait équilibre (bref je suis fan). Je regrette juste de ne pas les avoir vu quand ils passaient dans le coin.

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