Sonata Arctica: Stones Grow Her Name

Sacrés Finlandais! Sonata Arctica revient avec un nouvel album, Stones Grow Her Name pour nous emmener là où on ne les attendait pas. C’est assez leur truc, en fait, de faire des albums qui se suivent, mais qui ne se ressemblent pas vraiment: après un précédent album épique, cet album revient vers des terres plus progressives. Bon, “plus progressif” ne veut pas forcément dire “progressif”, ni même “mieux”, d’ailleurs. Ça se saurait, sinon.

À vrai dire, ce Stones Grow Her Name est à l’image de son titre: un mélange bizarre et surréaliste entre du Sonata Arctica “classique”, c’est-à-dire un métal mélodique entre speed et power, le métal symphonique présent (en masse) dans The Days of Grays et des aspects beaucoup plus proches du métal progressif similaires à certains des morceaux de Unia; on y trouve aussi des morceaux qui rappellent – un peu trop franchement à mon goût – le métal des années 1980. Le tout fait un peu gloubiboulga…

Disons-le tout de suite, histoire de dissiper les malentendus potentiels dus à mon amour immodéré des formules à l’emporte-pièce: le gloubiboulga de Sonata Arctica reste quand même vachement comestible. C’est juste qu’il y a des morceaux qui passent mieux que d’autres, à commencer par “Only the Broken Hearts (Make You Beautiful)” qui ouvre de façon très classique cet album, ou “I Have A Right”, une chanson simple et redoutablement efficace sur les droits des enfants.

Je suis un peu moins enthousiaste sur “Shitload of Money”, qui aurait pu figurer sur un album de Scorpions de la fin des années 1980, ou “Somewhere Close To You”, qui me rappelle Alice Cooper, à peu près à la même époque (album Raise Your Fist and Yell). C’est certes sympa et bien fait, mais c’est assez éloigné de ce que j’attends de Sonata Arctica.

La surprise de l’album, c’est “Wildfire II et III”, qui forment une suite d’un des morceaux de Reckoning Night aux accents western et épiques. Bon, “Wildfire III” est très bordélique et décousue, mais fourmille d’idées, alors que son prédécesseur est juste excellent. On peut y ajouter “Cinderblox”, également aux accents country-western, mais curieusement sans rapport avec les deux autres, ou “Alone in Heaven”, qui nous informe que les métaleux iront au paradis et que ce sera bien fait pour eux.

Stones Grow Her Name est un album intéressant, parce qu’audacieux, mais également frustrant, parce que pas toujours très bien maîtrisé et très hétérogène. Il y a un mélange de choses anciennes (parfois un peu trop) et nouvelles (parfois un peu trop aussi), mais bon, Sonata Arctica nous donne là un peu plus que simplement des sucreries pour nos oreilles et ça, c’est bien!

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